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Château fort de Molières en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort
Dordogne

Château fort de Molières

    D27 Le Bourg
    24480 Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
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Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Château fort de Molières
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1900
2000
1284
Fondation de la bastide
27 novembre 1285
Charte de libertés
1314
Début des travaux du château
vers 1320
Interruption des travaux
1948
Classement aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château-fort (ruines) (cad. B 1064) : inscription par arrêté du 12 octobre 1948

Personnages clés

Édouard Ier d'Angleterre - Roi d'Angleterre Fonda la bastide en 1284.
Jean Ier de Grailly - Sénéchal Créa la bastide pour Édouard Ier.
Guilhem de Toulouse - Sénéchal de Périgord Lança la construction du château.
Guillaume de Biron - Seigneur de Montferrand Donna le terrain pour la bastide.

Origine et histoire

Le château fort de Molières a été construit après 1284, date de fondation de la bastide anglaise par le sénéchal Jean Ier de Grailly, sur ordre du roi Édouard Ier d'Angleterre. La bastide, dotée d'une charte de libertés en 1285, était un point stratégique en Périgord. Le château servait de base fortifiée pour exercer l'autorité royale, comme l'atteste une plainte de 1314 du sénéchal Guilhem de Toulouse, qui y fit édifier une tour-prison et entama la construction du donjon et des remparts avec ses deniers.

La construction du château, commencée vers 1287, fut interrompue vers 1320 pour des raisons administratives liées au remboursement des frais par la couronne anglaise. Le mur d'enceinte, de forme carrée (50 mètres de côté), fut achevé jusqu'au niveau du chemin de ronde, tandis que le donjon central, isolé, mesure six mètres de côté. Selon la légende locale, ce donjon aurait servi de prison à la Reine Blanche, y mourant empoisonnée, bien que cette histoire relève davantage du folklore.

Le site est inscrit aux monuments historiques depuis 1948 pour ses ruines, incluant l'enceinte et le donjon. Le château illustre l'architecture militaire du XIIIe-XIVe siècle en Périgord, marquée par l'influence anglaise pendant la guerre de Cent Ans. La bastide de Molières, fondée sur un territoire donné par Guillaume de Biron en 1272, conservait aussi une église primitive (Saint-Jean) antérieure à la bastide, remplacée par l'église Notre-Dame-de-la-Nativité au XIVe siècle.

Le contexte historique révèle une région disputée entre Français et Anglais, où les bastides comme Molières jouaient un rôle clé dans le contrôle territorial. Le chemin de la Reine Blanche et le camin Ferrat, voies anciennes traversant la commune, soulignent son importance comme carrefour médiéval. Les fouilles archéologiques ont mis au jour des pièces gallo-romaines, dont un aureus de Néron, suggérant une occupation antérieure au Moyen Âge.

Liens externes