Frise chronologique
1282
Reprise en fief par Richard de Dampierre
Reprise en fief par Richard de Dampierre
1282 (≈ 1282)
Fief concédé par Gui de Genève, évêque de Langres.
1372
Tenure de Jean de Saffres
Tenure de Jean de Saffres
1372 (≈ 1372)
Grand doyen de Langres détient des terres.
1795
Description détaillée par Cely
Description détaillée par Cely
1795 (≈ 1795)
Inventaire des bâtiments et de la cour.
XVIIIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Percement de baies rectangulaires sur trois façades.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Richard de Dampierre - Seigneur de Dampierre |
Reprend Mosson en fief en 1282. |
| Gui de Genève - Évêque de Langres |
Concède le fief de Mosson en 1282. |
| Jean de Saffres - Grand doyen de Langres |
Tient des terres à Mosson en 1372. |
Origine et histoire
Le château-fort de Mosson est une maison forte située dans le village du même nom, dans le département de la Côte-d'Or, en Bourgogne-Franche-Comté. Ce monument médiéval, dont l’origine remonte au moins au XIIIe siècle, se distingue par son donjon rectangulaire de treize mètres de haut, flanqué de quatre tourelles rondes. Il est implanté à l’extrémité occidentale du village, dominant la vallée de l’Ource, et conserve des traces architecturales de ses transformations aux XVIIIe et XIXe siècles.
En janvier 1282, Richard, seigneur de Dampierre, reprend la seigneurie de Mosson en fief de Gui de Genève, alors évêque de Langres. Ce fief inclut des droits seigneuriaux comme 40 maignies d’hommes, un four banal et la moitié d’un moulin, pour une valeur de 120 livres tournois. Un autre document, daté de 1372, mentionne Jean de Saffres, grand doyen de Langres, tenant des terres et un maisonnement à Mosson, attestant de l’importance locale de ce site féodal.
L’architecture du château évolue au fil des siècles : au XVIIIe siècle, des baies rectangulaires sont percées sur les façades nord, sud et est, tandis que la façade ouest conserve ses cheminées d’origine. En 1795, une description détaillée révèle une cour intérieure plantée de 88 tilleuls et de marronniers, entourée de bâtiments incluant un pavillon, des tours, une écurie et une basse-cour. Une cheminée monumentale et une plaque, aujourd’hui exposées au musée du Pays châtillonnais, témoignent de son riche patrimoine mobilier.
Bien que propriété privée et non ouvert au public, le château de Mosson illustre l’histoire seigneuriale de la région. Sa basse-cour, fermée par une tour-porche sans pont-levis, et ses logis encadrant une cour centrale reflètent une organisation défensive et résidentielle typique des maisons fortes bourguignonnes. Les transformations architecturales et les traces de vie quotidienne, comme le puits ou les dépendances, offrent un aperçu de son rôle passé.