Château fort de Naucase ou Naucaze à Saint-Julien-de-Toursac dans le Cantal

Château fort de Naucase ou Naucaze

  • 15600 Saint-Julien-de-Toursac
Château fort de Naucase ou Naucaze
Château fort de Naucase ou Naucaze
Château fort de Naucase ou Naucaze
Crédit photo : Dr Brains - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du donjon
XVe siècle
Agrandissement du château
1637
Ajout d'un corps de bâtiment
1663
Construction de la grange-écurie
1792
Pillage et incendie
19 mai 2003
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château fort en totalité, y compris son enceinte extérieure, ses dépendances comprenant la grange-écurie, ainsi que tous les vestiges enfouis (cad. ZA 225 à 228) : inscription par arrêté du 19 mai 2003

Personnages clés

Famille de Naucaze Seigneurs influents dans la Châtaigneraie cantalienne, propriétaires du château.

Origine et histoire

Le château fort de Naucase, dit aussi Naucaze, se situe sur la commune de Saint-Julien-de-Toursac, dans le Cantal (région Auvergne-Rhône-Alpes). Le donjon primitif, daté du XIIe ou du XIIIe siècle, constitue le noyau de l’ensemble ; la construction a connu plusieurs campagnes : agrandissement au XVe siècle par l’adjonction d’un logis à tours rondes, puis ajout en 1637 d’un corps de bâtiment permettant la circulation entre la haute-cour et la basse-cour. La grange-écurie de 1663 présente des voûtements remarquables : une longue voûte en berceau continu percée de lunettes droites inclinées, des fenêtres à ébrasements voûtés en canonnière segmentaire ou en coupole, ainsi que des abat-foins verticaux percés dans la voûte et bordés de margelles au niveau de la grange. Édifié autour de cette tour, le château fut la demeure de la famille de Naucaze, seigneurs influents dans la Châtaigneraie cantalienne, qui participa à des événements tels que les croisades, la rançon de Saint Louis, les guerres de Religion et la Révolution française. Pillé et incendié en 1792 par des habitants de Boisset, il a subi à plusieurs reprises des dommages, et la lignée familiale s’est éteinte au début du XXe siècle. Inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 2003, le château conserve des éléments de sa physionomie médiévale : donjon, quatre tours, puits, latrines, caves et granges, les remparts ayant disparu. L’entrée porte le blason familial (lion, vache, voilier) ; une cheminée monumentale, des sculptures — dont un lion — et des ouvertures asymétriques témoignant de l’intervention de différents artisans complètent la description des lieux.

Liens externes