Château Giscours à Barde en Gironde

Patrimoine classé Propriété viticole Demeure seigneuriale Château d'apparat

Château Giscours

  • 10 Route de Giscours
  • 33460 Labarde
Château Giscours
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Château Giscours
Château Giscours
Crédit photo : Ken Case - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Origines du domaine
1552
Première mention viticole
1825
Agrandissement du domaine
1855
Classement du vin
1856-1868
Restauration du château
1875-1881
Aménagement du parc
1952
Rachat par la famille Tari
1993-1994
Changement de propriétaire
2011
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château en totalité ; les façades et toitures du cuvier, des anciennes écuries, de la dépendance - maison du gardien, de l'ancienne salle d'asile, de la maison du jardinier, de la ferme Suzanne et de la ferme Camille ; le parc avec le parcours d'eau et sa garenne (cad. B 123 à 127, 131 à 136, 161, 312, 313, 370, 371) : inscription par arrêté du 3 novembre 2011

Personnages clés

Marc Promis Propriétaire ayant étendu le domaine et fait construire la demeure.
Jean-Pierre Pescatore Propriétaire ayant transformé le domaine.
Eugène Bühler Paysagiste ayant conçu le parc.
Pierre Tari Propriétaire ayant modernisé le domaine au XXe siècle.
Eric Albada-Jelgersma Propriétaire ayant racheté le droit d'exploitation en 1993-1994.

Origine et histoire du Château Giscours

Le château Giscours, domaine viticole du Médoc situé à Labarde près de Margaux, s’étend sur environ 300 hectares et bénéficie de l’appellation Margaux ; son vin principal est classé troisième grand cru dans la classification de 1855. La seigneurie est connue depuis le XVe siècle, certaines sources faisant remonter ses origines au XIVe, et la vigne est mentionnée dans un acte de 1552. Plusieurs propriétaires se succèdent jusqu’à l’achat majeur de 1825 qui entraîne l’agrandissement du domaine et la reconstruction du château ; des restaurations supplémentaires ont lieu entre 1856 et 1868. Au cours des années 1875‑1881, le domaine est à nouveau agrandi : le parc est aménagé et sont construites deux fermes‑modèles, la ferme Suzanne et la ferme Camille. Le château présente un plan rectangulaire avec un pavillon central précédé d’un balcon‑porche à colonnes toscanes ; les avant‑corps latéraux sont ornés de frontons éclectiques. Les bâtiments d’exploitation s’organisent à proximité autour d’une cour. À la fin du XIXe siècle, un architecte‑paysagiste conçoit un parc paysager agrémenté d’un parcours d’eau et complété par une garenne. La propriété moderne se structure notamment sous l’impulsion de Marc Promis, qui étend le domaine et fait construire la demeure et les dépendances agricoles, puis est profondément transformée par Jean‑Pierre Pescatore et, plus tard, par Édouard Cruse avec l’intervention du paysagiste Eugène Bühler et des architectes Duphot père et fils. L’attribution du classement de 1855 contribue à la renommée du cru. Au XXe siècle, la famille Tari rachète le domaine en 1952 et le modernise ; Pierre Tari lui succède en 1970. Le droit d’exploitation est revendu en 1993‑1994 à Eric Albada‑Jelgersma, opération suivie de contentieux et d’un scandale en 1998 portant sur des pratiques illégales de mélange de cuves et de millésimes ; des réformes et une nouvelle équipe aboutissent à l’obtention de la certification ISO 9002 en 2001. Le château, ses dépendances et le parc sont inscrits au titre des monuments historiques en 2011. En 2023, les terres du groupement foncier agricole détenues par la famille Tari font l’objet d’une liquidation et sont rachetées par la famille Albada‑Jelgersma, qui réunit l’ensemble des actifs dans la société d’exploitation du domaine. Le vignoble, exploité sur 95 hectares en production, repose sur quatre types de graves répartis sur quatre croupes ; l’encépagement est indiqué à 60 % de cabernet‑sauvignon, 32 % de merlot, 5 % de cabernet franc et 3 % de petit verdot. La densité de plantation est élevée (8 300 à 10 000 pieds à l’hectare) et plus d’un quart des vignes ont un âge moyen d’environ 40 ans. L’élevage des vins se fait 16 à 18 mois en barriques avant assemblage ; historiquement l’assemblage du premier vin était dominé par le merlot à environ 60 %, mais depuis 1995 la proportion de cabernet‑sauvignon a été sensiblement augmentée (jusqu’à 75 %) tandis que celle du merlot a été réduite (à environ 20 %). Giscours produit également un second vin, La Sirène de Giscours, ainsi qu’un rosé, le rosé de Giscours.

Liens externes