Construction initiale Fin du Xe siècle (≈ 1095)
Édification du château par Conrad Ier pour se défendre contre les Sarrasins.
XVIe siècle
Rénovations et conflits
Rénovations et conflits XVIe siècle (≈ 1650)
Incendie en 1506, restauration en 1528 par Augustin Grimaldi et nouveau dommage en 1597.
1800
Fin de l'habitation
Fin de l'habitation 1800 (≈ 1800)
Le château cesse d'être habité et est vendu à des citoyens de Roquebrune.
1927
Classement historique
Classement historique 1927 (≈ 1927)
Le château est inscrit aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château des Grimaldi : inscription par arrêté du 28 février 1927
Personnages clés
Conrad Ier
Comte de Vintimille, constructeur du château à la fin du Xe siècle.
Augustin Grimaldi
Responsable de la restauration du château en 1528 après un incendie.
Duc de Guise
A causé des dommages au château en 1597 lors d'un conflit.
Origine et histoire du Château Grimaldi
Le château de Roquebrune-Cap-Martin, appelé aussi château Grimaldi, est une fortification médiévale érigée à la fin du Xe siècle par Conrad Ier, comte de Vintimille, pour empêcher les Sarrasins de s'établir de nouveau dans la région. Il domine la partie sommitale de la commune de Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes. Après être passé aux comtes de Provence puis à la république de Gênes jusqu'en 1395, il appartient pendant plusieurs siècles aux Grimaldi, qui remanient les constructions et introduisent l'artillerie dans sa défense. À l'origine, le château formait une forteresse réunissant dans une même enceinte le donjon et le village, percée de six portes fortifiées. Au XVe siècle, le donjon prend la dénomination de château et le reste de la forteresse devient le village, qui conserve son caractère médiéval avec des ruelles étroites voûtées de style roman et de vieilles maisons aux murs moussus garnis de lierre et de pariétaires. Habité jusqu'en 1800, il est ensuite vendu à cinq citoyens de Roquebrune et inscrit aux monuments historiques par arrêté du 28 février 1927.
Le donjon, présenté comme l'un des plus anciens de France, est bâti sur un rocher de poudingue tertiaire et domine de 26 mètres la façade opposée. Ses murailles, épaisses de deux à quatre mètres, montrent tous les éléments de défense : embrasures pour canon, mâchicoulis, meurtrières, créneaux et archères. Au premier étage se trouve la salle des réceptions et des cérémonies féodales ; sa voûte avait été détruite par un incendie en 1506, remplacée par un plafond lambrissé lors d'une restauration en 1528 par Augustin Grimaldi, puis de nouveau incendiée en 1597 par des boulets du duc de Guise, après quoi le plafond ne fut pas reconstruit. Le corps de garde accueillait au XIVe siècle un castellan représentant Gênes et six arbalétriers ; il devint une prison au XVIIe siècle et aurait notamment servi à emprisonner des Barbets opposés à la Révolution. D'autres espaces intérieurs comprennent la chambre des archers, creusée directement dans le rocher, la salle d'armes qui servait de salon et de chambre à coucher, la salle commune utilisée comme salle à manger, ainsi que la cuisine. Un chemin de ronde fait le tour du donjon et une terrasse complète l'ensemble défensif. En contrebas, le magasin aux vivres est également creusé dans le roc. Le quatrième étage constitue la plate-forme supérieure d'artillerie et offre un panorama circulaire sur les toitures du village, la mer, le cap Martin, la principauté de Monaco et le mont Agel.