Mention d'une garnison royale 1229 (≈ 1229)
Forteresse occupée, lien possible avec Raymond VII.
1243
Représentation sur sceau consulaire
Représentation sur sceau consulaire 1243 (≈ 1243)
Deux tours symbolisées, image emblématique.
XIIe - XIIIe siècle
Construction du château
Construction du château XIIe - XIIIe siècle (≈ 1350)
Fortification sur aiguille granitique, deux tours.
1668
Château en ruines
Château en ruines 1668 (≈ 1668)
Seules deux tours subsistent.
1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1995 (≈ 1995)
Protection des vestiges et emprises.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges, avec leurs emprises au sol (cad. D 296) : classement par arrêté du 23 octobre 1995
Personnages clés
Raymond VII - Comte de Toulouse
Possible commanditaire au XIIIe siècle.
Simon de Montfort - Chef militaire croisé
Occupant du château vers 1214-1226.
P. Stephant - Archéologue
A étudié le site en 1998.
Origine et histoire du Château Inférieur
Le château Inférieur de Peyrusse-le-Roc est construit sur une aiguille granitique, vestige d’un relief façonné par l’érosion, dominant la vallée de l’Audiernes. Ce site naturel, abrupt sur trois côtés, a été aménagé pour former une plate-forme de 25 mètres de long, protégée par deux tours : un mur-bouclier au sud et une tour à gorge ouverte au nord. Les murs, construits en moellons de granite et de calcaire, suggèrent une fortification légère entre les tours, avec des traces de logements possibles. L’analyse archéologique n’a pas révélé de vestiges antérieurs au XIIe ou XIIIe siècle, bien que des mentions historiques évoquent un château dès le XIe siècle.
Peyrusse-le-Roc, réputée depuis l’époque romaine pour ses mines d’argent, de plomb et d’antimoine, voit son château jouer un rôle stratégique. Il est mentionné comme 'forteresse située dans un lieu escarpé' en 1229, probablement liée au comte Raymond VII ou à une garnison royale. Le sceau consulaire de 1243 représente déjà les deux tours emblématiques. Après avoir été occupé par les Anglais en 1163 (mention abandonnée faute de sources) et par Simon de Montfort, le château perd son importance à partir du XVIe siècle. En 1668, il n’en reste que des ruines, dont la tour nord, utilisée comme tour de guet, considérée comme l’un des plus beaux exemples du Rouergue.
Classé monument historique en 1995, le château Inférieur illustre l’architecture militaire médiévale adaptée à un site naturel défensif. Les vestiges, incluant les emprises au sol, sont aujourd’hui propriété de la commune. Bien que partiellement en ruines, la structure offre un témoignage rare des techniques de fortification du Moyen Âge central, dans une région marquée par les conflits féodaux et l’exploitation minière. Les études menées par P. Stephant en 1998 ont permis de préciser sa chronologie et son évolution, sans toutefois identifier d’états antérieurs aux XIIe et XIIIe siècles.