605 Chem. de la Rolière, 26250 Livron-sur-Drôme, France
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1572
Construction du château
Construction du château 1572 (≈ 1572)
Édifié par Lancelin de La Rolière.
1824
Plantation du vignoble
Plantation du vignoble 1824 (≈ 1824)
Œuvre d’Armand Blanc-Montbrun.
1855
Médaille à l’Exposition universelle
Médaille à l’Exposition universelle 1855 (≈ 1855)
Vin primé sous le nom « xérès français ».
1860
Publication d’une brochure
Publication d’une brochure 1860 (≈ 1860)
Consacrée au Clos de la Rolière.
1975
Replantation totale du vignoble
Replantation totale du vignoble 1975 (≈ 1975)
Sur huit hectares du clos.
1976
Acquisition par la famille Marchal
Acquisition par la famille Marchal 1976 (≈ 1976)
Propriétaires actuels du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Lancelin de La Rolière - Fondateur du château
Constructeur en 1572.
Armand Blanc-Montbrun - Agronome et viticulteur
Planta le vignoble en 1824.
Louis-Napoléon Bonaparte - Empereur et signataire
Diplôme de médaille en 1855.
Origine et histoire
Le château La Rolière, édifié en 1572 par Lancelin de La Rolière, est un manoir historique implanté sur la rive gauche du Rhône, à Livron-sur-Drôme. Ce domaine, initialement entouré de murs, devint un acteur clé de la viticulture locale grâce à son vignoble planté en 1824 par l’agronome Armand Blanc-Montbrun. Ce dernier, décédé en 1849, légua à ses héritiers un « beau vignoble clos » et un manoir chargé d’histoire, déjà reconnu pour ses vins exportés vers Saint-Péray pour l’élaboration de mousseux.
En 1855, un vin blanc sec du domaine, présenté sous l’appellation « xérès français » à l’Exposition universelle de Paris, fut récompensé par une médaille signée de Louis-Napoléon Bonaparte. Le diplôme précisait cependant son origine : un côtes-du-rhône de Brézème. Une brochure publiée en 1860 dans la Drôme célébrait alors le Clos de la Rolière, consolidant sa réputation. Le vignoble, entièrement replanté en 1975, passa entre les mains de la famille Marchal en 1976, dont les onze enfants et descendants en sont toujours propriétaires aujourd’hui.
Le domaine s’étend sur huit hectares, divisés entre syrah (6 ha) et cépages blancs (marsanne, roussanne, viognier). Il produit sept cuvées, dont des rouges vieillis en fût de chêne comme la Cuvée Maurice Marchal ou la Cuvée Onze de Cœur, ainsi que des blancs et un rosé. Ce patrimoine viticole, lié à l’AOC Brézème, incarne l’héritage des côtes-du-rhône septentrionales, mêlant tradition et innovation depuis près de cinq siècles.