Frise chronologique
1503
Mariage de Marguerite de Massault
Mariage de Marguerite de Massault
1503 (≈ 1503)
Union avec Pierre de Maffre de Camburat.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Bâti par Pierre de Massault pour Marguerite.
1804
Naissance de Joachim Ambert
Naissance de Joachim Ambert
1804 (≈ 1804)
Futur général né au château.
1980
Rachat par Alain-Dominique Perrin
Rachat par Alain-Dominique Perrin
1980 (≈ 1980)
Début de la restauration du domaine.
1982
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1982 (≈ 1982)
Protection des éléments architecturaux majeurs.
2011
Rénovation du chai souterrain
Rénovation du chai souterrain
2011 (≈ 2011)
Modernisation de la vinification par gravité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre de Massault - Constructeur du château |
Érigea le domaine au XVIe siècle. |
| Marguerite de Massault - Héritière et marraine du nom |
Nomma le château *La Grézette*. |
| Joachim Ambert - Général et écrivain |
Né au château en 1804. |
| Alain-Dominique Perrin - Restaurateur et vigneron |
Acheta le domaine en 1980. |
| Michel Rolland - Œnologue consultant |
Collabora à la replantation du Malbec. |
| Tony Blair - Ancien Premier ministre britannique |
Séjourna au château en 2002. |
Origine et histoire
Le château de Lagrézette, aussi appelé château de La Grézette, fut construit au XVIe siècle par Pierre de Massault en hommage à son père, Adhémar, sur un éboulis dominant la vallée du Lot. Le domaine fut nommé La Grézette par Marguerite de Massault, fille de Pierre, qui en hérita et l’apporta en dot à son époux, Pierre de Maffre de Camburat. Au fil des siècles, le château changea de mains entre les familles Malegat, Lebrun, de Belcastel, de Malartic et d’Ambert, reflétant les alliances et héritages de la noblesse locale.
Au XIXe siècle, le général Jean-Jacques Ambert, héros de la Révolution, devint propriétaire par son mariage avec Sophie-Amable de Malartic. Son fils, Joachim Ambert (né au château en 1804), fut général de brigade, écrivain et maire de Paris. Le domaine passa ensuite à des négociants comme Jules Duverger, puis aux familles Leroy de Barde, Roux-Marcé et Chevalier, avant de tomber en déclin dans les années 1930. En 1980, Alain-Dominique Perrin, ancien dirigeant de Cartier, acquit le château et entreprit une restauration complète sur douze ans, redonnant vie au vignoble et aux jardins.
Le château est classé Monument historique depuis 1982 pour ses éléments remarquables : escalier, salle à manger, chapelle, cheminées sculptées et pigeonnier. Son architecture témoigne des influences Renaissance et des transformations ultérieures. Le domaine, situé entre océan Atlantique et Méditerranée, abrite un vignoble de 60 hectares sur sol kimméridgien, dédié au cépage Malbec. Ce dernier, historique dans le Sud-Ouest, fut popularisé en Argentine au XIXe siècle par Michel Aimé Pouget.
Sous l’impulsion d’Alain-Dominique Perrin, le château devint aussi un lieu de culture. En 1984, il accueillit des artistes contemporains comme César, Robert Combas ou Helmut Newton, liés à la Fondation Cartier. Le chai souterrain, rénové en 2011, utilise la gravité pour une vinification parcellaire. Les vins, primés internationalement (notamment par Wine Spectator et Robert Parker), et le séjour de Tony Blair en 2002 illustrent son rayonnement actuel.