Frise chronologique
1864
Construction initiale
Construction initiale
1864 (≈ 1864)
Édifié pour Cyriaque Lécuyer, fabricant de rubans.
1894-1896
Agrandissement par Rouvray
Agrandissement par Rouvray
1894-1896 (≈ 1895)
Ajout de la véranda et décors Art Nouveau.
1896-1897
Réalisations artistiques
Réalisations artistiques
1896-1897 (≈ 1897)
Toiles peintes et vitraux inspirés du japonisme.
27 avril 1999
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
27 avril 1999 (≈ 1999)
Protection de la véranda (arrêté ministériel).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La véranda (cad. AC 84) : inscription par arrêté du 27 avril 1999
Personnages clés
| Cyriaque Lécuyer - Commanditaire |
Fabricant de rubans, propriétaire initial du château. |
| Rouvray - Architecte |
A conçu la véranda et ses décors (1894-1896). |
Origine et histoire
Le château Lécuyer a été construit en 1864 à Thiberville, en Normandie, pour Cyriaque Lécuyer, un fabricant de rubans. Cette demeure illustre l’architecture bourgeoise du XIXe siècle, marquée par l’industrialisation et l’essor économique de la région. Son style reflète les ambitions sociales de son commanditaire, tout en intégrant des éléments décoratifs typiques de l’époque, comme les motifs inspirés de l’Art Nouveau.
Entre 1894 et 1896, l’architecte Rouvray a mené d’importants travaux d’agrandissement, notamment la création d’une véranda ornée de toiles peintes (1896-1897) et de vitraux Art Nouveau. Ces décors s’inspirent du japonisme, un mouvement artistique alors en vogue en Europe, visible dans les estampes de Hiroshige qui ont influencé les peintures. La véranda, classée Monument Historique en 1999, témoigne de cette fusion entre les arts décoratifs français et les motifs japonais.
Le château incarne les échanges culturels du XIXe siècle, où l’industrie textile (comme celle des rubans) finançait des résidences somptueuses. Son architecture et ses décors reflètent aussi l’ouverture de la bourgeoisie normande aux tendances internationales, tout en ancrant le monument dans le patrimoine local. Aujourd’hui, il reste un exemple remarquable de l’éclectisme architectural de la fin du XIXe siècle en Normandie.