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Château Malromé en Gironde

Gironde

Château Malromé

    1300 D19E5
    33490 Saint-André-du-Bois

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction initiale
1780
Acquisition par Catherine de Forcade
1847
Transmission aux petits-neveux
1883
Achat par la comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec
9 septembre 1901
Mort d'Henri de Toulouse-Lautrec
2013
Rachat par Kim Valéry Huynh
7 octobre 2016
Label « Maisons des Illustres »
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Étienne de Rostéguy de Lancre - Seigneur et constructeur Fonda la « maison noble de Taste » au XVIe.
Catherine de Forcade - Propriétaire et nommatrice Donna le nom Malromé vers 1780.
Adolphe de Forcade Laroquette - Président du Conseil d'État Fit restaurer le château en 1847.
Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud - Maréchal et ministre Participa à la restauration du château.
Comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec - Propriétaire et gestionnaire Relança le vignoble en 1883.
Henri de Toulouse-Lautrec - Peintre emblématique Y vécut et mourut en 1901.
Kim Valéry Huynh - Propriétaire actuel Restaure le château depuis 2013.

Origine et histoire

Le château Malromé, situé à Saint-André-du-Bois en Gironde, trouve ses origines au XVIe siècle avec la construction de la « maison noble de Taste » par Étienne de Rostéguy de Lancre, membre du Parlement de Bordeaux. Ce domaine, initialement une demeure seigneuriale, fut acquis vers 1780 par Catherine de Forcade, veuve du baron Jean-Baptiste de Geneste, qui lui donna le nom de Malromé. Le château fut ensuite transmis en 1847 à ses petits-neveux, Adolphe de Forcade Laroquette et le maréchal Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud, qui le firent restaurer dans un style inspiré de Viollet-le-Duc.

En 1883, la comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec, mère du célèbre peintre Henri de Toulouse-Lautrec, acheta le domaine après la crise du phylloxéra et entreprit de replanter le vignoble avec des porte-greffes américains résistants. Henri de Toulouse-Lautrec y passa de longs séjours estivaux, y peignit abondamment, et y mourut en 1901 à l’âge de 37 ans. Le château, marqué par son passage, devint un lieu emblématique de son œuvre et de sa vie.

Après la mort de la comtesse en 1930, le domaine changea plusieurs fois de mains, notamment en 1933 avec Georges Séré de Rivière, puis en 2013 avec Kim Valéry Huynh, qui entreprit sa restauration et son ouverture au public. En 2016, le château reçut le label « Maisons des Illustres » en hommage à Toulouse-Lautrec. Aujourd’hui, il allie œnotourisme, expositions et réceptions, tout en préservant l’héritage artistique et viticole du lieu.

L’architecture du château, organisée autour d’une cour carrée, mêle des éléments Renaissance (fenêtres à meneaux, tours rondes) et des rénovations contemporaines. Les salons intérieurs, ornés de plafonds à caissons et de cheminées monumentales, abritent les anciens appartements du peintre et de sa mère. Le vignoble, cultivé depuis cinq siècles sur des coteaux argilo-graveleux, produit des vins sous les appellations « Bordeaux » et « Bordeaux supérieur ».

Le nom Malromé pourrait être lié à un ruisseau et un lieu-dit homonyme à Saint-Jean-de-Duras, évoquant une ancienne seigneurie voisine de Duras. Ce patrimoine historique et viticole, marqué par des figures illustres, continue de rayonner à travers son histoire, son architecture et ses activités culturelles et œnologiques.

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