Frise chronologique
début XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XVIe siècle (≈ 1604)
Premier château bâti par Pierre de Maugiron.
1720
Intégration au comté d’Hoffelize
Intégration au comté d’Hoffelize
1720 (≈ 1720)
Les comtes d’Hoffelize s’installent au château.
1789
Incendie révolutionnaire
Incendie révolutionnaire
1789 (≈ 1789)
Château brûlé, comte en fuite.
XIXe siècle
Reconstruction modeste
Reconstruction modeste
XIXe siècle (≈ 1865)
Transformé en exploitation agricole.
31 août 1990
Classement monument historique
Classement monument historique
31 août 1990 (≈ 1990)
Façades, toitures et jardin protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et jardin (cad. C 196, 197) : inscription par arrêté du 31 août 1990
Personnages clés
| Pierre de Maugiron - Grand écuyer de Lorraine |
Commanditaire du premier château (XVIe). |
| Charles Georges d’Hoffelize - Dernier seigneur de Valfroicourt |
Reconstruit le château (XVIIIe), fuit en 1789. |
| M. et Mme Peiffer - Sauveurs du château |
Restauration au XXe siècle. |
Origine et histoire
Le château Maugiron trouve ses origines au début du XVIe siècle, lorsque Pierre de Maugiron, Grand écuyer de Lorraine, en ordonne la construction. Les fondations de ce premier édifice, encore visibles aujourd’hui, témoignent de cette période initiale. Le site reste lié à la noblesse lorraine jusqu’au XVIIIe siècle, marquée par des transformations majeures.
En 1720, Valfroicourt est intégré au comté d’Hoffelize, et les comtes du même nom s’installent dans le château. Charles Georges d’Hoffelize, dernier seigneur du lieu, chambellan de l’empereur et maréchal de camp, entreprend une reconstruction complète dans le style du XVIIIe siècle. Les travaux s’achèvent en 1789, mais la Révolution française éclate aussitôt : le comte fuit par un souterrain vers l’Abbaye Notre-Dame de Bonfays, tandis que des paysans en colère assiègent et incendient le château.
Les ruines calcinées sont réutilisées au XIXe siècle pour ériger une construction plus modeste, destinée à une exploitation agricole. Ce n’est qu’au XXe siècle que M. et Mme Peiffer sauvent l’édifice de la dégradation. Leur restauration permet de conserver des éléments d’origine, comme les balcons en fer forgé et les boiseries intérieures. Le château, avec ses façades, toitures et jardin, est finalement inscrit aux monuments historiques le 31 août 1990.
L’architecture actuelle du château reflète ces strates historiques successives. Une moitié du bâtiment conserve des ouvertures et décors du XVIIIe siècle, tandis que l’arrière abritait autrefois un parc à la française, aujourd’hui en partie négligé. Le site illustre ainsi les bouleversements politiques et sociaux qui ont marqué la Lorraine entre l’Ancien Régime et l’époque contemporaine.