Château médiéval à Sainte-Sévère-sur-Indre dans l'Indre
Château médiéval
36160 Sainte-Sévère-sur-Indre
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Milieu du XIe siècle
Première mention du castellum
Première mention du castellum Milieu du XIe siècle (≈ 1150)
Le castellum est mentionné pour la première fois, contrôlant le passage à gué d'une route venant du Limousin.
Début du XIIe siècle
Existence du château
Existence du château Début du XIIe siècle (≈ 1204)
Un château existait déjà, dont la motte est le principal vestige.
XIIIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château XIIIe siècle (≈ 1350)
Le château est probablement reconstruit et comportait une tour mentionnée lors du siège de 1372.
1372
Siège du château
Siège du château 1372 (≈ 1372)
Le château est assiégé et sa tour est mentionnée.
XVIe siècle
Restauration et déclin
Restauration et déclin XVIe siècle (≈ 1650)
Le château est restauré durant les guerres de Religion mais est signalé en masures dès 1577.
Années 1770
Construction d'une nouvelle résidence
Construction d'une nouvelle résidence Années 1770 (≈ 1770)
Une nouvelle résidence seigneuriale est bâtie à l'ouest, au pied de la motte.
XVIIIe siècle
Utilisation comme pigeonnier
Utilisation comme pigeonnier XVIIIe siècle (≈ 1850)
La tour du château est utilisée comme pigeonnier.
Vers 1850
Aménagement du parc
Aménagement du parc Vers 1850 (≈ 1850)
Un vaste parc à l'anglaise est aménagé sur la pente de la motte descendant vers l'Indre.
Vers 1855
Premier éboulement
Premier éboulement Vers 1855 (≈ 1855)
La tour du château s'effondre partiellement.
XIXe siècle
Ajout d'ailes
Ajout d'ailes XIXe siècle (≈ 1865)
Deux ailes perpendiculaires sont ajoutées à la nouvelle résidence seigneuriale.
1900–1910
Second éboulement
Second éboulement 1900–1910 (≈ 1905)
Un second éboulement réduit la circonférence de la tour au tiers.
Début du XXe siècle
Surélévation de la demeure
Surélévation de la demeure Début du XXe siècle (≈ 2004)
La demeure seigneuriale est surélevée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La motte féodale, les vestiges du château qu'elle porte (tour et ruines attenantes), et le jardin anglais aménagé sur ses pentes au XIXe siècle (cad. AB 325, 665, lieudit Parc du Château) : inscription par arrêté du 4 février 2013
Personnages clés
George Sand
Auteur ayant fait du château le cadre de son roman 'Mauprat' et ayant apprécié le jardin du château.
Origine et histoire
Le castellum, qui contrôlait probablement le passage à gué d'une route venant du Limousin, est mentionné pour la première fois au milieu du XIe siècle. Au début du XIIe siècle existait déjà un château dont la motte constitue le principal vestige. De forme ovale, sa base mesure environ 30 à 50 m et elle atteint près de 15 m de hauteur ; sa face nord est entamée par les cours de plusieurs maisons. Probablement reconstruit au XIIIe siècle, le château comportait une tour mentionnée lors du siège de la ville en 1372. Cette tour de schiste, couronnée de mâchicoulis, était accolée à un logis rectangulaire flanqué sur sa face sud d’une tour d’escalier. Du corps de logis ne subsistent que des pans de maçonnerie à l’angle sud‑ouest. Restauré durant les guerres de Religion, le château est signalé en masures dès 1577. La tour, utilisée comme pigeonnier au XVIIIe siècle, a maintenu la présence symbolique de l’édifice féodal avant de s’effondrer partiellement vers 1855 ; un second éboulement vers 1900–1910 réduisit sa circonférence au tiers. Dans les années 1770, une nouvelle résidence seigneuriale fut bâtie à l’ouest, au pied de la motte ; au XIXe siècle, deux ailes perpendiculaires y furent ajoutées et la demeure fut surélevée au début du XXe siècle. Un ouvrage d’entrée à deux tours rondes, évoquant des pavillons médiévaux, avait été établi entre les deux châteaux. Vers 1850, un vaste parc à l’anglaise fut aménagé sur la pente de la motte descendant vers l’Indre ; ce jardin, agrémenté d’un labyrinthe de buis, fut très apprécié par George Sand, qui fit du château le cadre de son roman "Mauprat".