Frise chronologique
1197
Première mention
Première mention
1197 (≈ 1197)
Terre d'Ognon citée comme propriété.
1510-1526
Visites royales
Visites royales
1510-1526 (≈ 1518)
Louis XII et François Ier séjournent.
1632
Vente du domaine
Vente du domaine
1632 (≈ 1632)
Ruine de François de La Fontaine.
1676
Rachat par Titon
Rachat par Titon
1676 (≈ 1676)
Début des restaurations majeures.
1711
Testament de Titon
Testament de Titon
1711 (≈ 1711)
Description détaillée du château.
1957
Démolition du château
Démolition du château
1957 (≈ 1957)
Remplacé par une nouvelle résidence.
1990
Inscription MH
Inscription MH
1990 (≈ 1990)
Parc et fabriques protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le parc, y compris ses pièces d'eau ; l'ensemble des fabriques anciennes de ce parc, entre autres les Gloriettes et l'embarcadère, y compris les bancs, les terrasses et les escaliers ; l'ensemble de la statuaire ancienne de ce parc, y compris les vases ainsique les statues de Corydon et de Lisette disposées dans la cour d'honneur ; le mur d'enceinte (cad. B 66 à 68, 70 à 74, 85, 88, 123, 128) : inscription par arrêté du 14 décembre 1990
Personnages clés
| François de La Fontaine - Seigneur d'Ognon |
Embellit le parc avant 1632. |
| Maximilien Titon - Fournisseur d’armes de Louis XIV |
Restaura château et parc. |
| André Le Nôtre - Paysagiste (attribué) |
Aura conçu perspectives et bosquets. |
| Salomon de Brosse - Architecte (supposé) |
Gloriettes inspirées de ses plans. |
| Marie de Médicis - Reine mère |
Offrit des statues en remerciement. |
| Louis-Sulpice Varé - Paysagiste (XIXe) |
Créa le jardin anglais. |
Origine et histoire
Le château d'Ognon, mentionné dès 1197, appartenait à la famille de La Fontaine, qui l’agrandit et y reçut des rois comme Louis XII et François Ier. François de La Fontaine, ruiné après avoir soutenu la Ligue, vendit le domaine en 1632. Le château fut ensuite racheté en 1676 par Maximilien Titon, fournisseur d’armes de Louis XIV, qui entreprit d’importants travaux de restauration et d’embellissement du parc, incluant des statues et des fabriques inspirées de l’Italie.
Les Titon, enrichis par le monopole des armes, transformèrent le parc en un chef-d’œuvre du jardin à la française, avec un miroir d’eau, des gloriettes et des statues attribuées à des artistes comme Guillaume Berthelot. André Le Nôtre aurait contribué à son aménagement, notamment en créant des perspectives et un bosquet des Saisons. Le domaine passa ensuite aux Caix de Saint-Aymour, puis aux Demachy-Seillière, qui le modernisèrent avant sa démolition en 1957.
Le parc, inscrit aux Monuments Historiques en 1990, conserve des éléments majeurs comme les gloriettes, le miroir d’eau et des statues mythologiques. Malgré les destructions des deux guerres mondiales, il a été partiellement restauré et reste un témoignage exceptionnel de l’art des jardins entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il ne se visite que lors des Journées du Patrimoine.
L’architecture du château, décrit dans des aveux du XVIe au XVIIIe siècle, évoquait une grosse tour, des corps de logis et un pavillon luxueux. Les communs, encore visibles, rappellent son passé seigneurial. Le parc, transformé en jardin anglais au XIXe siècle par Louis-Sulpice Varé, mêle désormais héritage classique et romantisme, avec des fabriques comme une fausse ruine antique et un embarcadère.
Les statues, dont certaines attribuées à Collignon ou inspirées par Marie de Médicis, illustrent l’évolution des styles entre Renaissance et Classicisme. La salle de verdure et les Quatre Vertus cardinales, proches des modèles du jardin du Luxembourg, suggèrent l’intervention de Salomon de Brosse. Le domaine, marqué par des visites royales et des intrigues politiques, reflète aussi les bouleversements économiques de ses propriétaires, des La Fontaine aux industriels Seillière.