Passage de Louis de Frotté 1795 (≈ 1795)
Accueil du chef royaliste par Mme Doynel.
XVIIIe siècle
Construction du château
Construction du château XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période de construction initiale.
3 mai 1974
Première protection
Première protection 3 mai 1974 (≈ 1974)
Inscription façades et toitures.
15 octobre 2002
Protection étendue
Protection étendue 15 octobre 2002 (≈ 2002)
Décors intérieurs et jardins inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures (cad. H 24) : inscription par arrêté du 3 mai 1974 - Le vestibule d'entrée, le salon, la salle à manger, la chambre nord et le boudoir, avec leurs décors ; les façades et toitures de la chapelle, des écuries, du petit pavillon et de l'orangerie ; la cour d'honneur, les douves avec le pont, le portail ; le colombier de la ferme, en totalité ; l'allée d'accès, y compris l'allée latérale nord-ouest ; le potager avec ses murs de clôture ; le jardin d'agrément avec ses murs (cad. H 5 à 8, 18, 19, 23, 24, 28) : inscription par arrêté du 15 octobre 2002
Personnages clés
Louis de Frotté - Chef royaliste
Accueilli au château en 1795.
Mme Doynel - Propriétaire du château
Hôte de Louis de Frotté.
Origine et histoire
Le château de Torchamp est un édifice du XVIIIe siècle situé dans la commune de Torchamp, dans le département de l'Orne, en région Normandie. Il se trouve à 1,2 km au sud du bourg, entouré d’un ensemble de bâtiments organisés autour d’une cour d’honneur. Le logis principal, entre cour et jardin, a conservé son décor intérieur d’origine ainsi que sa distribution spatiale. Symétriquement disposées de part et d’autre de la cour, la chapelle et les écuries complètent cet ensemble architectural cohérent.
Le domaine inclut également une basse-cour avec ses bâtiments d’origine, un jardin à la française en terrasse, une orangerie et un potager. Ces éléments, ainsi que les façades, les toitures, les douves et le colombier, font l’objet de protections au titre des monuments historiques. Une première inscription, datant du 3 mai 1974, concerne les façades et toitures, tandis qu’un arrêté du 15 octobre 2002 étend cette protection à l’ensemble des décors intérieurs, des dépendances et des jardins.
Le château est lié à un épisode historique notable : le 29 septembre 1795, Louis de Frotté, chef de l’Armée catholique et royale de Normandie, y est accueilli par Mme Doynel, alors propriétaire des lieux. Ce dernier, en tournée d’inspection, y passe la nuit avec son détachement. Cet événement illustre le rôle parfois discret mais actif des châteaux normands durant les troubles révolutionnaires.
L’architecture du château reflète les canons du XVIIIe siècle, avec une organisation rationnelle des espaces et une intégration harmonieuse des éléments paysagers. Les protections successives témoignent de la volonté de préserver cet exemple représentatif du patrimoine aristocratique normand, tant pour son bâti que pour ses aménagements extérieurs.