Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de la tour Velfaux
Construction de la tour Velfaux
XIIIe siècle (≈ 1350)
Intégration aux remparts d’Arbois.
Début XVIe siècle
Achat par Nicolas Perrenot de Granvelle
Achat par Nicolas Perrenot de Granvelle
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Construction du corps de logis.
1678
Conquête par Louis XIV
Conquête par Louis XIV
1678 (≈ 1678)
Guillaume Pécauld devient gouverneur d’Arbois.
1829
Rachat par la ville d’Arbois
Rachat par la ville d’Arbois
1829 (≈ 1829)
Transformation en presbytère puis école.
22 novembre 1988
Classement monument historique
Classement monument historique
22 novembre 1988 (≈ 1988)
Protection des éléments architecturaux.
1993
Restauration et ouverture du musée
Restauration et ouverture du musée
1993 (≈ 1993)
Musée de la vigne et du vin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Velfaux y compris son escalier en vis ; façades et toitures du corps de logis et de la tour carrée ; dans le corps de logis : caves, cheminée à hotte et cheminée Louis XV du rez-de-chaussée, deux cheminées Louis XVI ainsi que les lambris de deux chambres du deuxième étage ; escalier XVIIIe siècle (cad. AB 148) : inscription par arrêté du 22 novembre 1988
Personnages clés
| Nicolas Perrenot de Granvelle - Chancelier et conseiller de Charles Quint |
Acheteur et transformateur du château. |
| Guillaume de Velfaux - Ancien propriétaire de la tour |
Vend le château à Granvelle. |
| Guillaume Pécauld - Gouverneur d’Arbois sous Louis XIV |
Propriétaire jusqu’à la Révolution. |
Origine et histoire
Le château Pécauld trouve ses origines au XIIIe siècle avec la construction de la « Tour ronde de Vellefaux », intégrée aux remparts d’Arbois. Cette tour, propriété de la famille de Vellefaux, marque les débuts d’un édifice qui évoluera au fil des siècles. La structure initiale, défensive, reflète le contexte médiéval de la région, où les seigneurs locaux renforçaient leurs positions par des constructions stratégiques.
Au début du XVIe siècle, Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier et homme de confiance de Charles Quint, acquiert le château auprès de Guillaume de Velfaux. Il y fait ériger un corps de logis, transformant ainsi l’édifice en une résidence plus adaptée aux besoins de l’époque. Ce changement illustre l’ascension sociale de Granvelle, dont l’influence s’étendait bien au-delà de la Franche-Comté, alors sous domination espagnole.
À la fin du XVIe siècle, le château passe aux mains de la famille Pécauld, des officiers au service des ducs de Bourgogne. Leur possession coïncide avec une période de stabilité relative pour la région, malgré les tensions politiques entre la Bourgogne et le royaume de France. La famille Pécauld conserve le château jusqu’à la Révolution française, moment où il est confisqué comme bien national et vendu.
Après la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV en 1678, Guillaume Pécauld, membre de la famille, devient gouverneur d’Arbois, renforçant ainsi le lien entre le château et l’administration locale. Cette période marque aussi l’intégration définitive de la région au royaume de France, avec ses conséquences politiques et sociales.
Au XIXe siècle, le château change de vocation : racheté par la ville d’Arbois en 1829, il abrite successivement un presbytère puis une école de garçons. Son état de délabrement conduit cependant à son abandon progressif, jusqu’à ce qu’une restauration majeure, menée en 1993, lui redonne vie. Depuis, il accueille le musée de la vigne et du vin du Jura, célébrant ainsi l’héritage viticole de la région.
Classé monument historique en 1988, le château Pécauld incarne aujourd’hui à la fois l’histoire mouvementée de la Franche-Comté et le patrimoine viticole jurassien. Ses éléments protégés, comme la tour Velfaux ou les cheminées des XVIe et XVIIIe siècles, témoignent des différentes époques qui ont marqué son évolution architecturale et fonctionnelle.
Devenir actuel
Il abrite le musée de la vigne et du vin depuis 1993 (vignoble du Jura)