Château Peyronnet à Saint-Louis-de-Montferrand en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château Peyronnet

  • 170-172 Avenue de la Garonne
  • 33440 Saint-Louis-de-Montferrand
Château Peyronnet
Château Peyronnet
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
2100
1826-1828
Construction du château
1834
Construction de la chapelle
19 décembre 2005
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Fin du XXe siècle
Restauration et modifications

Patrimoine classé

Les façades et toitures du château, ainsi que les façades et toitures des communs sur cour, la cour et sa grille d'entrée et la chapelle en totalité (cad. AB 51) : inscription par arrêté du 19 décembre 2005

Personnages clés

Pierre-Denis, comte de Peyronnet Propriétaire et commanditaire du château.
Pierre Laclote Architecte responsable de la construction initiale.
Pierre-Alexandre Poitevin Architecte ayant construit la chapelle.
Henri Blanc-Dutrouilh Magistrat bordelais ayant surveillé la construction.

Origine et histoire du Château Peyronnet

Le château Peyronnet, situé à Saint‑Louis‑de‑Montferrand (Gironde), a été édifié à la demande de Pierre‑Denis, comte de Peyronnet, ancien ministre de la Justice, sur l’emplacement de l’ancien château familial. Les travaux furent confiés à l’architecte Pierre Laclote et se déroulèrent de 1826 à 1828 ; Pierre‑Alexandre Poitevin lui succéda en 1834, notamment pour la construction de la chapelle. La documentation indique par ailleurs une reconstruction attribuée à Michel Laclotte et achevée par Alexandre Poitevin entre 1826 et 1830. De composition néoclassique, le logis principal est un bâtiment rectangulaire encadré de pavillons d’angle. Des communs, disposés en retour d’équerre, délimitent une cour intérieure fermée par une grille d’entrée. Au centre du commun nord se trouve une chapelle de style néo‑gothique, de plan cruciforme, voûtée d’ogives et éclairée par un lanterneau octogonal. Les communs et la chapelle contrastent ainsi avec le style néoclassique du logis, apprécié pour les demeures viticoles. Les intérieurs du château et des communs ont été entièrement remaniés dans les années 1990. Les cartes du XVIIIe siècle mentionnent, au lieu‑dit Caillou, une demeure en U implantée près de la Garonne et entourée de vignobles ; cette ancienne maison, vendue comme Bien national, comportait un pavillon central dominant un long corps de logis flanqué d’ailes en retour d’équerre qui ouvraient une cour vers le fleuve, ainsi qu’un bâtiment au nord formant une seconde cour. Certaines dépendances situées à l’arrière des ailes datent de cette demeure du XVIIIe siècle. La construction du nouveau château fut surveillée, en l’absence du propriétaire, par le magistrat bordelais Henri Blanc‑Dutrouilh, et les communs furent ensuite réduits. La distribution et l’ornementation intérieure, novatrices pour l’époque, répondaient à l’usage précis de certaines pièces, et la demeure a longtemps conservé son aspect et son mobilier d’origine. Dans le dernier quart du XXe siècle, l’ensemble a fait l’objet de restaurations, la marquise a été réinstallée, quelques lucarnes ont été supprimées et l’intérieur a été modifié. Les façades et toitures du château et des communs sur cour, la cour et sa grille d’entrée ainsi que la chapelle sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 19 décembre 2005.

Liens externes