Château à Saint-Hippolyte dans les Pyrénées-Orientales

Château

  • 66510 Saint-Hippolyte
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Crédit photo : Meria Geoian - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première mention du château
1313
Testament de Mabelia de Najac
XIVe siècle
Dégâts pendant la guerre de Cent Ans
23 juillet 1595
Prise du château
XVIIe siècle
Travaux importants
1786
Vente du château
1792
Pillage du château
1803
Achat partiel par Jean Cuq
1837
Vente au vicomte Decazes
1897
Vente à Émile Falgueyrettes
18 mars 1999
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du corps de logis et de la tour Nord-Est ; grande salle voûtée sur croisée d'ogives au rez-de-chaussée du corps de logis ; vestiges du mur d'enceinte sur le front Nord ; façade et toitures de la tour Nord-Ouest (cad. B 1691, 497) : inscription par arrêté du 24 février 1988

Personnages clés

Mabelia de Najac Propriétaire du château mentionnée dans un testament de 1313.
Anne de Lévis, duc de Ventadour Militaire ayant pris le château pendant les guerres de religion.
Pierre Viala Acheteur du château en 1786.
Jean Cuq Aubergiste ayant acheté une partie du domaine en 1803.
Joseph Decazes Vicomte ayant acheté le château en 1837 et procédé à des transformations majeures.
Émile Falgueyrettes Acheteur du château en 1897.

Origine et histoire

Le château de Saint‑Hippolyte, à Monestiés (Tarn), est inscrit aux monuments historiques depuis le 18 mars 1999. Le site est occupé depuis longtemps et une ancienne voie romaine traverse le domaine ; le château est mentionné dès le XIIe siècle et la première trace écrite conservée est le testament de 1313 de Mabelia de Najac. Des traces de reconstruction montrent des dégâts subis pendant la guerre de Cent Ans. Lors des conflits ultérieurs, le village et ses murailles furent partiellement détruits en 1542 pendant la guerre contre l'Espagne, le village fut brûlé en 1643 et, pendant les guerres de religion, le château fut assiégé et pris le 23 juillet 1595 par Anne de Lévis, duc de Ventadour ; l'édifice actuel semble correspondre à une reconstruction sur des structures médiévales après ces événements. La seigneurie passa ensuite entre plusieurs familles : les Paulin de Monestiés et les Mirabel, puis par héritage féminin aux Lebrun, dont l'ascension sociale au XVIIe siècle entraîna d'importants travaux, et plus tard aux Castelpers, qui vendirent le château en 1786 à Pierre Viala. En 1792 le château fut pillé et, en 1803, une partie du domaine fut achetée par l'aubergiste Jean Cuq. Sous la Restauration, Viala et Cuq vendirent l'ensemble en 1837 au vicomte Joseph Decazes, qui procéda aux dernières grandes transformations ; la propriété passa ensuite aux descendants Decazes, fut vendue en 1897 à Émile Falgueyrettes, puis appartient aujourd'hui à une SCI familiale regroupant des descendants Raynaud d'Émile Falgueyrettes.

Le bâtiment a un plan quadrangulaire avec des tours aux angles et une cour intérieure. À l'origine, il présentait un plan carré avec un étage sur rez‑de‑chaussée surélevé et un étage de comble ; une partie correspondant à l'angle sud‑est a été en grande partie détruite, tandis qu'une tour cylindrique s'élève à l'angle nord‑est. Les élévations sont élevées en assises alternées de galets de rivière et de briques ; les chaînes d'angle et quelques anciennes meurtrières sont réalisées en blocs de marbre taillés. La façade principale, à l'ouest, ouvre sur la cour intérieure ; la porte d'entrée, placée dans l'axe, est précédée de six degrés concentriques et date du XVIIIe siècle, avec gorge et arc segmentaire orné d'une agrafe. Au premier étage, le balcon de la fenêtre d'axe en fer forgé torsadé remonte au plus tard au XVIIe siècle. À l'intérieur, la salle d'entrée est couverte d'une voûte sur croisée d'ogives et, au premier étage, se trouve une cheminée en plâtre de la fin du XVIIe siècle.

La façade orientale est un mur simple appuyé par une galerie ; les trois autres côtés comprennent le logis au sud, des dépendances à l'ouest et la chapelle au nord. Si la régularité des façades et des fenêtres suggère une origine unique, des vestiges de fenêtres géminées ou à meneau montrent que des restaurations ont modifié l'aspect primitif. Quelques meurtrières et canonnières rappellent le passé défensif de l'ensemble. La chapelle, devenue église paroissiale Saint‑Hippolyte, fait l'objet d'une inscription aux monuments historiques depuis le 13 juillet 1927. La cour intérieure avait servi de cimetière attenant à l'église ; lors des grands travaux du vicomte Decazes ce cimetière fut transféré dans la prairie à l'est du château, lieu aujourd'hui abandonné mais encore visible.

Liens externes