Reconstruction du château vers 1683 (≈ 1683)
Sur emplacement médiéval pour Briçonnet d’Oizonville
1689
Acquisition de la seigneurie
Acquisition de la seigneurie 1689 (≈ 1689)
Par Bernard Briçonnet d’Oizonville
XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure XIXe siècle (≈ 1865)
Aile nord remontée, décors intérieurs refaits
26 janvier 1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 26 janvier 1989 (≈ 1989)
Façades, toitures, chapelle et douves protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; grand escalier intérieur ; tour Nord-Ouest, y compris la chapelle qu'elle abrite ; base de la tour Sud-Ouest ; portail d'entrée ; douves, y compris les deux ponts qui les enjambent à l'Ouest et à l'Est (cad. B 16, 17, 19) : classement par arrêté du 26 janvier 1989 ; Sol de la cour d'honneur (cad. B 17) : inscription par arrêté du 26 janvier 1989
Personnages clés
Bernard Briçonnet d'Oizonville - Seigneur et commanditaire
Propriétaire ayant reconstruit le château vers 1683
Joseph Lingré - Maître-maçon attribué
Artisan nivernais présumé de la construction
Origine et histoire du Château-Renaud
Le Château-Renaud à Germigny-l'Exempt est un édifice reconstruit vers 1683 sur l’emplacement d’un château médiéval, pour Bernard Briçonnet d’Oizonville, membre d’une famille tourangelle ayant acquis la seigneurie en 1689. La construction est souvent attribuée à Joseph Lingré, maître-maçon nivernais. Le château occupe l’extrémité est d’un terre-plein rectangulaire ceint de douves, avec une entrée ouest marquée par un pont à refuges et un portail orné des armes des Briçonnet. Une tour ronde nord-ouest, coiffée d’un dôme, abrite la chapelle, tandis qu’une terrasse circulaire sud-ouest évoque une tour inachevée.
Le corps principal, symétrique autour d’un avant-corps central, est flanqué de deux ailes en retour d’équerre terminées par des tours rondes. Les communs, situés au nord, furent édifiés à différentes époques. Au XIXe siècle, une restauration majeure concerna l’aile nord (remontée), les ouvertures, les façades et les décors intérieurs. Le monument est partiellement classé depuis 1989, protégeant ses façades, toitures, l’escalier intérieur, les tours, le portail et les douves.
L’architecture mêle classicisme (ordonnancement des façades, pilastres) et éléments défensifs hérités (douves, tours). La chapelle, intégrée à la tour nord-ouest, et le portail armorié soulignent le prestige seigneurial des Briçonnet. Les fossés murés et les ponts (ouest et est) rappellent l’adaptation d’un site médiéval aux canons esthétiques du Grand Siècle.