Frise chronologique
1857
Annexion du château de Buchillot
Annexion du château de Buchillot
1857 (≈ 1857)
Agrandissement du domaine à 30 hectares.
1855-1861
Construction du château
Construction du château
1855-1861 (≈ 1858)
Édifié pour James de Rothschild en style néo-Louis XIV.
1900-1925
Création du jardin japonais
Création du jardin japonais
1900-1925 (≈ 1913)
Par Edmond de Rothschild après l’Exposition universelle.
1940-1944
Occupation et pillage
Occupation et pillage
1940-1944 (≈ 1942)
Kriegsmarine allemande puis dommages américains.
1979
Don partiel du parc à la ville
Don partiel du parc à la ville
1979 (≈ 1979)
15 hectares ouverts au public.
2016
Rachat par Novaxia
Rachat par Novaxia
2016 (≈ 2016)
Projet de restauration lancé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| James de Rothschild - Banquier et commanditaire |
Fait construire le château entre 1855 et 1861. |
| Edmond de Rothschild - Propriétaire et mécène |
Crée le jardin japonais après 1900. |
| Joseph-Armand Berthelin - Architecte du château |
Conçoit le bâtiment en style néo-Louis XIV. |
| Eugène Lami - Décorateur intérieur |
Responsable des décors et jardins à la française. |
| Joseph Paxton - Paysagiste |
Conçoit le parc à l’anglaise. |
| Miriam-Alexandrine de Rothschild - Dernière propriétaire familiale |
Cède une partie du parc en 1962. |
Origine et histoire
Le château Rothschild, situé à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, fut construit entre 1855 et 1861 dans un style néo-Louis XIV pour le banquier James de Rothschild. Inspiré du château de Clagny, il était entouré de 30 hectares de jardins mêlant styles français et anglais, conçus par Eugène Lami et Joseph Paxton. Ce domaine devint un lieu de réception prisé par la haute société parisienne.
Avant sa reconstruction, le domaine appartenait à Joseph Fleuriau d'Armenonville, puis fut agrandi par James de Rothschild, qui y annexa le château de Buchillot en 1857. Les jardins, décrits comme « parmi les plus grandioses des environs de Paris » en 1879, abritaient aussi un jardin japonais créé après l’Exposition universelle de 1900 par Edmond de Rothschild, avec des végétaux rares et une pagode.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château fut pillé par les Allemands, qui y installèrent l’état-major de la Kriegsmarine, puis endommagé par les Américains en 1944. À leur retour, les Rothschild trouvèrent le domaine saccagé : œuvres d’art volées, décors intérieurs détruits, et parc dévasté. Le château, abandonné, tomba en ruine malgré des tentatives de protection, comme son classement partiel aux monuments historiques en 1951.
Dans les années 1960-1970, le domaine fut amputé : une partie du parc céda la place à l’hôpital Ambroise-Paré (1969), et une autre fut traversée par l’autoroute A13. En 1979, 15 hectares du parc furent donnés à la ville de Boulogne-Billancourt, devenant un espace public. Le château, vendu en 1986, continua de se dégrader malgré des projets avortés de restauration (hôtel de luxe, maison de retraite).
En 2016, le groupe Novaxia acquit le château pour le restaurer, avec un budget estimé à 50 millions d’euros. Des travaux d’urgence furent engagés, et le site fut exceptionnellement ouvert au public en 2017. Bien que le projet initial prévoyait des constructions adjacentes pour financer la restauration, celui-ci fut revu en 2019 pour préserver l’intégrité du domaine. La restauration, toujours en attente en 2025, devrait débuter prochainement.
Architecturalement, le château se distingue par ses façades en pierre claire de 120 mètres, ses balcons inspirés de Versailles, et ses combles percés d’oculi. À l’intérieur, la grande galerie desservait salons, bibliothèque et salles à manger, tandis que les étages abritaient les appartements familiaux. Le parc, aujourd’hui réduit, conserve des arbres remarquables comme un tilleul bicentenaire, ainsi que des vestiges des jardins à la française et japonais.