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Château Saint Christau ou Saint Christophe à Puch-d'Agenais dans le Lot-et-Garonne

Château Saint Christau ou Saint Christophe

    1792 Route du Canal
    47160 Puch-d'Agenais
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1619
Transmission du domaine
1685
Abjuration d'Henri de Vivant
XIXe siècle (vers 1836)
Reconstruction du logis sud
2004
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du château et de ses communs attenants, à l'exclusion des vantaux du portail de la cour des communs (cad. ZS 131, partie nord composée de l'ancien logis XVIIe siècle et des anciennes écuries nord ; ZS 93, partie sud composée du logis XIXe siècle, des communs attenants et des anciennes écuries sud) : inscription par arrêté du 29 novembre 2004

Personnages clés

Geoffroy de Vivant - Capitaine protestant Ancêtre de la famille propriétaire.
Henri de Vivant - Brigadier de cavalerie Abjure le protestantisme en 1685.
Lafargue - Architecte (hypothèse) Plans de 1836 pour le logis sud.

Origine et histoire

Le château Saint Christau, situé à Puch-d'Agenais en Nouvelle-Aquitaine, se compose de deux corps de logis et de communs articulés autour de deux cours. Le logis nord, datant du XVIIe siècle, repose sur un mur de soutènement en pierre de taille, tandis que le logis sud, reconstruit au XIXe siècle après un incendie, présente une architecture ordonnancée de cinq travées. Les façades en brique, partiellement enduites, et les toits en tuile creuse ou plate caractérisent l’ensemble, complété par une tourelle à toit en pavillon.

En 1619, le domaine passe par mariage à la famille protestant Vivant de Launay, descendants de Geoffroy de Vivant. Henri de Vivant, brigadier de cavalerie, abjure le protestantisme en 1685, comme en attestent les armoiries sculptées sur la porterie. Le château subit deux phases majeures de transformation : au XVIIe siècle (logis nord, corps d’entrée, bâtiments agricoles), puis au XIXe siècle, où le logis sud est reconstruit ou profondément remanié, probablement selon les plans de l’architecte Lafargue (1836).

La cour intérieure, encadrée par les deux logis, s’oppose à la cour des communs, fermée à l’ouest par des écuries et au sud par un portail à piliers menant au parc. Les parties agricoles, en brique et tuile creuse, datent majoritairement du XIXe siècle, tandis que l’aile nord, transformée au XXe siècle, accueille une exploitation agricole. Les façades et toitures du château et de ses communs sont protégées depuis 2004, à l’exception des vantaux du portail.

L’ensemble illustre l’évolution d’une seigneurie protestante devenue catholique, marquée par des reconstructions liées à des incendies et des adaptations aux usages agricoles modernes. Les armoiries illisibles du fronton et la symétrie originelle des bâtiments (visible sur le plan de 1824) témoignent de son prestige passé.

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