Frise chronologique
XVe siècle
Origine du fief de l’Épervier
Origine du fief de l’Épervier
XVe siècle (≈ 1550)
Domaine confisqué par Henri V d’Angleterre.
1692
Union des fiefs sous Folleville
Union des fiefs sous Folleville
1692 (≈ 1692)
Marie Romé épouse Pierre-Jacques Le Vicomte.
1880
Construction du logis néo-classique
Construction du logis néo-classique
1880 (≈ 1880)
Bâti par Eugène Léon Sée, sous-préfet.
1907-1909
Transformation en style anglo-normand
Transformation en style anglo-normand
1907-1909 (≈ 1908)
Rénovation par Henri Jacquelin pour Réveilhac.
1925
Vente au major américain Cotchett
Vente au major américain Cotchett
1925 (≈ 1925)
Période d’abandon après la Seconde Guerre.
2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2002 (≈ 2002)
Protection du logis et de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis en totalité, y compris le bâtiment adjacent dit "chapelle" (cad. AK 113) : inscription par arrêté du 13 septembre 2002
Personnages clés
| Eugène Léon Sée - Sous-préfet de Louviers (1879-1882) |
Commanditaire du logis néo-classique en 1880. |
| Pierre Réveilhac - Propriétaire et mécène |
Finance la transformation de 1907. |
| Henri Jacquelin - Architecte régionaliste |
Conçoit le style anglo-normand du château. |
| Cécile Réveilhac (née Audresset) - Héritière et commanditaire |
Initiatrice des travaux avec son époux. |
| Walter V. Cotchett - Propriétaire américain (1925) |
Acheteur avant l’abandon du domaine. |
| M. Bocquillon (Videlec) - Propriétaire restaurateur (1989) |
Sauve et réhabilite le château. |
Origine et histoire
Le château Saint-Hilaire, situé au sud de Louviers dans l’Eure, trouve ses origines dans un manoir seigneurial du XVe siècle, le fief de l’Épervier. Ce domaine, confisqué par Henri V d’Angleterre pendant la guerre de Cent Ans, passe entre les mains de familles bourgeoises et nobles, dont les Le Roux, Romé, et Le Vicomte de Saint-Hilaire. Au XVIIIe siècle, il est transmis aux Marguerit, avant d’être vendu en 1880 à Eugène Léon Sée, sous-préfet de Louviers, qui y construit un logis néo-classique en pierre.
En 1901, le château est acquis par Jules Rodolphe Audresset, puis transformé en 1907 par sa fille Cécile et son époux Pierre Réveilhac. L’architecte Henri Jacquelin le réaménage dans un style anglo-normand pittoresque, réutilisant des matériaux anciens comme des colombages d’Évreux et des éléments d’une abbaye dieppoise démolie. La chapelle est convertie en salon-bibliothèque, tandis que la vraie chapelle subsiste dans une dépendance. Le domaine, occupé pendant la Seconde Guerre mondiale, est restauré en 1989 par la société Videlec (Groupe Bocquillon), qui y établit son siège.
Le château illustre le courant régionaliste du début du XXe siècle, mêlant néo-gothique et références médiévales. Inscrit aux monuments historiques en 2002, il bénéficie aussi du label « Patrimoine du XXe siècle ». Son histoire reflète les évolutions architecturales et sociales, des seigneurs féodaux aux industriels modernes, en passant par les transformations esthétiques inspirées du passé.
Le domaine, bordé par la rivière Eure, conserve des traces de son héritage seigneurial, comme le nom de Folleville donné en 1692 par Marie Romé et Pierre-Jacques Le Vicomte. Les matériaux récupérés, tels les vitraux ou boiseries, témoignent d’un souci de préservation patrimoniale atypique pour l’époque. Aujourd’hui, le château reste un exemple marquant de l’éclectisme architectural normand, entre tradition et modernité.
Devenir actuel
Il bénéficie du Label « Patrimoine du XXe siècle ».