Frise chronologique
1860-1870
Construction du château
Construction du château
1860-1870 (≈ 1865)
Période de construction pour Georges de Monbrison.
1881-1882
Aménagement du parc
Aménagement du parc
1881-1882 (≈ 1882)
Création par Édouard André en style paysager.
10 mai 1988
Classement partiel
Classement partiel
10 mai 1988 (≈ 1988)
Château et dépendances classés monuments historiques.
30 août 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
30 août 1993 (≈ 1993)
Inscrit par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, y compris la terrasse avec sa salle des Gardes, l'exèdre située face à l'entrée, les communs avec la fontaine, la maison du gardien et le portail d'entrée du parc (cad. C 231, 232, 293) : classement par arrêté du 10 mai 1988 - Le parc du château (cad. C 236, 237, 296) : inscription par arrêté du 9 février 1993
Personnages clés
| Georges de Monbrison - Commanditaire |
Collectionneur à l'origine de la construction. |
| Théodore Olivier - Architecte |
Concepteur des plans du château. |
| Edmond Lechevallier-Chevignard - Peintre décorateur |
Auteur des décors du grand salon. |
| Édouard André - Architecte paysagiste |
Créateur du parc du château. |
| Adrien Doriot - Sculpteur |
Réalisateur de la cheminée monumentale. |
Origine et histoire
Le château Saint-Roch du Pin, situé dans la commune du Pin en Tarn-et-Garonne, fut construit entre 1860 et 1870 pour le collectionneur Georges de Monbrison. L’architecte Théodore Olivier, collaborateur de Viollet-le-Duc, en dessina les plans dans un style mêlant néo-gothique et Renaissance, s’inspirant des demeures seigneuriales de Touraine comme le château de Cangé. Le décor intérieur, notamment celui du grand salon, fut confié au peintre Edmond Lechevallier-Chevignard, tandis que le sculpteur Adrien Doriot réalisa la cheminée monumentale.
Le parc à l’anglaise, aménagé entre 1881 et 1882 par l’architecte paysagiste Édouard André, complète cet ensemble architectural. Les communs, construits vers 1880, incluent un pavillon à pans de bois et un pigeonnier. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1993, reflète l’éclectisme artistique de son commanditaire, qui y rassembla une collection d’œuvres d’art et de meubles en harmonie avec le style Renaissance de l’édifice.
Les éléments protégés incluent le château, sa terrasse, les communs, et le parc, classé partiellement dès 1988. Les influences architecturales et décoratives, comme les carrelages en faïence polychrome inspirés du château d’Écouen, témoignent d’une volonté de prestige et d’érudition. Le château reste aujourd’hui une propriété privée, préservant son héritage historique et artistique.