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Château Saint-Sauveur à Lafitte-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne

Château Saint-Sauveur

    60 Rue Principale
    47320 Lafitte-sur-Lot
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1560
Recouvrement des fresques
1ère moitié XVIe siècle
Construction du logis Renaissance
XVIIe siècle
Ajout d'une aile nord
années 1950
Rénovation controversée
1955
Redécouverte des fresques
13 janvier 2000
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis Renaissance avec sa tour d'escalier (et donc à l'exclusion du pigeonnier qui lui est adossé au sud et du logis XVIIe siècle qui lui adossé au nord) (cad. E 315) : inscription par arrêté du 13 janvier 2000

Personnages clés

Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources Les textes ne mentionnent aucun personnage identifié.

Origine et histoire

Le château Saint-Sauveur, situé à Lafitte-sur-Lot (Lot-et-Garonne), est un petit manoir Renaissance construit dans la première moitié du XVIe siècle. Son logis rectangulaire, desservi par une tour d'escalier polygonale, abritait des fresques d'inspiration italianisante, dont une Adoration des Mages évoquant l'œuvre de Léonard de Vinci. Ces peintures, datées postérieurement à 1506-1510, furent recouvertes vers 1560 lors de la conversion protestante du village, suggérant une occupation par une famille réformée.

Au XVIIe siècle, le château est mentionné comme cantonnement pour les dragons envoyés contre les protestants, marquant son rôle dans les conflits religieux. Une aile nord fut ajoutée au XVIIe ou XVIIIe siècle, tandis qu'un pigeonnier compléta l'ensemble. Les baies furent remaniées dans les années 1950, altérant le logis Renaissance, avant la redécouverte des fresques en 1955. Seul le corps de logis initial avec sa tour d'escalier fut inscrit aux monuments historiques en 2000.

L'architecture combine un style Renaissance (toits de tuiles plates, fenêtres à meneaux) et des ajouts postérieurs (corps de logis ordonnancé du XVIIIe siècle). Les peintures murales, bien que dégradées, témoignent d'une influence artistique italienne rare dans la région. Le site illustre ainsi les transformations d'un manoir rural entre Renaissance et époque moderne, marqué par les tensions religieuses et les adaptations architecturales.

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