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Château à Garrevaques dans le Tarn

Château

  • Le Pontet
  • 81700 Garrevaques
Château
Château
Château
Crédit photo : J ZENTENO CL - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
9 Route du Château 81700 Garrevaques

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1470
Construction initiale
1580
Prise par les protestants
Début XVIIe siècle
Acquisition par les de Gineste
1815
Acquisition des tableaux Dufour
Début XIXe siècle
Reconstruction néoclassique
1943-1944
Occupation allemande
30 mai 2016
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le salon au papier peint panoramique « Les amours de Psyché et Cupidon », tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. A 434) : inscription par arrêté du 30 mai 2016

Personnages clés

Henri de La Tour d’Auvergne (vicomte de Turenne) - Chef militaire protestant Prit le château en 1580 pendant les guerres de Religion.
Henri III de Navarre (futur Henri IV) - Roi de France, chef protestant Séjourna au château comme place forte huguenote.
Comte Philippe de Gineste et son fils Henri - Propriétaires reconstructeurs Financèrent la reconstruction au XIXe siècle.
Jules Gasc - Jardinier et ancien combattant Désamorça les bombes allemandes en 1944.
Famille de Gineste (16e à 18e génération) - Propriétaires actuels Habite le château depuis le XVIIe siècle.

Origine et histoire

Le château de Garrevaques trouve ses origines au XVe siècle, lorsqu’il est érigé vers 1470 comme forteresse défensive pour protéger le village. Doté de quatre tours, de douves alimentées par le Sor et d’une enceinte, il incarne alors une architecture militaire typique de l’époque. Ce premier édifice, propriété d’un seigneur catholique, joue un rôle stratégique lors des guerres de Religion au XVIe siècle.

En 1580, le château est pris d’assaut par les troupes protestantes d’Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, après trois jours de siège. Une brèche dans les remparts permet sa chute, suivie d’un massacre de défenseurs. Il devient ensuite une place forte huguenote en Lauragais, accueillant même Henri de Navarre (futur Henri IV). Endommagé par les conflits, il est remanié par la famille de Gineste, protestante, qui en hérite au début du XVIIe siècle et le conserve encore aujourd’hui.

Lors de la Révolution française, le château est incendié par des révolutionnaires, ne laissant que quelques vestiges comme une porte et une tour. Au début du XIXe siècle, sous le Premier Empire, le comte Philippe de Gineste et son fils Henri, enrichis par le commerce de betteraves sucrières, le reconstruisent dans un style néoclassique. En 1815, à l’occasion d’un mariage, ils acquièrent douze tableaux panoramiques de la manufacture Dufour et Leroy, représentant Les Amours de Psyché et Cupidon, aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est réquisitionné par les Allemands en 1943. Transformé en état-major, il subit des dégradations, sa cuisine servant d’armurerie. À leur départ en août 1944, les occupants placent des explosifs dans les sous-sols, désamorcés in extremis par le jardinier Jules Gasc, ancien combattant. Les propriétaires, aidés par les villageois, avaient préalablement sauvé les meubles de valeur.

Aujourd’hui, le château reste une résidence privée habitée par les 16e, 17e et 18e générations de la famille de Gineste. Il est partiellement classé monument historique depuis 2016 pour son salon aux tableaux Dufour. Le domaine, reboisé en 1878, abrite aussi un chêne remarquable de 550 ans et des dépendances converties en hôtel-restaurant. Des événements culturels et privés y sont organisés par l’agence My French Way of Life.

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