Massacre de la garnison 1587 (≈ 1587)
Par les protestants contre Anne de Joyeuse.
1591
Prise du château
Prise du château 1591 (≈ 1591)
Représailles protestantes quatre ans après.
Fin XIVe–XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin XIVe–XVe siècle (≈ 1595)
Forteresse built comme repaire post-guerre de Cent Ans.
Fin XVIe siècle
Restauration Renaissance
Restauration Renaissance Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Escalier monumental et porte d’entrée ajoutés.
8 septembre 1943
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 8 septembre 1943 (≈ 1943)
Inscription officielle par arrêté.
1966
Rachat et restauration
Rachat et restauration 1966 (≈ 1966)
Sauvetage par les propriétaires actuels.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : inscription par arrêté du 8 septembre 1943
Personnages clés
Anne de Joyeuse - Seigneur et chef militaire
Garison massacrée en 1587 par les protestants.
Pierre de Thomas de Labarthe - Propriétaire en 1748
Acheta le château avant son déclin.
Origine et histoire
Le château de Roquevidal, situé dans le Tarn en Occitanie, fut probablement édifié à la fin de la guerre de Cent Ans (XIVe–XVe siècles) comme repaire défensif. Son plan quadrilatère, flanqué de tours rondes et ceint de douves, reflète une construction homogène proche du château de Mailhoc. Les trois pièces habitables et les dix-huit meurtrières ou canonnières soulignent sa double vocation : résidence seigneuriale et forteresse. L’absence de traces de l’escalier d’origine (bois, pierre ou vis) laisse supposer un accès vertical par un donjon aujourd’hui disparu, intégré à une tour rectangulaire surélevée.
Une campagne majeure de restauration à la Renaissance (fin XVIe siècle) transforma l’édifice sans altérer ses défenses. Un escalier monumental remplaça l’ancien, aligné sur l’entrée mais désaxé par rapport aux baies existantes. La porte d’entrée, de style Renaissance « à l’antique », arbore un liteau en arc de cercle encadré de pilastres doriques, tandis que les fenêtres à croisées et leurs corniches juxtaposent des motifs décoratifs disparates, typiques des chantiers secondaires de l’époque. Les artisans y mêlèrent colonnes ioniennes et éléments médiévaux, préservant les dix-huit orifices de tir.
Le château fut le théâtre de violences pendant les guerres de Religion : en 1587, les protestants y massacrèrent la garnison d’Anne de Joyeuse ; quatre ans plus tard, ils prirent le château en représailles. Acquis en 1748 par Pierre de Thomas de Labarthe, il déclina ensuite, pillé et transformé en ferme au point de perdre une cheminée historique. Sauvé en 1966 par ses actuels propriétaires, il fut restauré après des siècles d’abandon. Son intérieur conserve une grande cheminée ornée de pilastres doriques, dont le manteau vide aurait pu accueillir un blason ou une peinture.
Classé monument historique depuis le 8 septembre 1943, le château illustre l’évolution architecturale entre Moyen Âge et Renaissance. Sa façade principale, percée de huit fenêtres à meneau reliées par des corniches, contraste avec l’austérité de ses murs défensifs. L’escalier en pierre, établi « rampe sur rampe », dessert des pièces aux larges paliers, tandis que les douves et les tours angulaires rappellent sa fonction militaire originelle. Les sources archéologiques (Tollon, 1982) soulignent son intérêt pour l’étude des fortifications tardives en Albigeois.