Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification du château fortifié de Roquevidal, probablement conçu comme repaire à la fin de la guerre de Cent Ans.
XVe siècle
Aménagements défensifs
Aménagements défensifs XVe siècle (≈ 1550)
Ajout des éléments défensifs tels que les meurtrières et canonnières dans les tours.
1587
Massacre de la garnison
Massacre de la garnison 1587 (≈ 1587)
La garnison installée par Anne de Joyeuse fut massacrée par les protestants.
1591
Reprise du château
Reprise du château 1591 (≈ 1591)
Le château fut repris avec vengeance par les forces opposées aux protestants.
Fin du XVIe siècle
Restauration Renaissance
Restauration Renaissance Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Remplacement de l'ancien escalier par un escalier monumental et ajout d'éléments de style Renaissance.
1748
Achat par Pierre de Thomas
Achat par Pierre de Thomas 1748 (≈ 1748)
Le château est acheté par Pierre de Thomas de Labarthe.
1943
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1943 (≈ 1943)
Le château de Roquevidal est inscrit aux monuments historiques.
1966
Restauration moderne
Restauration moderne 1966 (≈ 1966)
Acquisition et restauration du château par les actuels propriétaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : inscription par arrêté du 8 septembre 1943
Personnages clés
Anne de Joyeuse
Propriétaire du château dont la garnison fut massacrée en 1587.
Pierre de Thomas de Labarthe
Acheteur du château en 1748.
Origine et histoire
Le château de Roquevidal, situé dans la commune de Roquevidal dans le Tarn, est un édifice fortifié inscrit aux monuments historiques depuis le 8 septembre 1943. De plan carré, il est cantonné de tours rondes aux angles et construit en calcaire et en grès. Sa façade, richement ornée, est percée de croisées de style Renaissance; la porte centrale est surmontée de deux fenêtres et, au premier étage, deux grandes baies à croisées présentent des piédroits formés de colonnes ioniques engagées. L'homogénéité de l'édifice laisse supposer une seule campagne de construction et rapproche le château de Roquevidal du château de Mailhoc. Il a probablement été conçu comme repaire à la fin de la guerre de Cent Ans. Le parti pris du bâtisseur est celui d'un volume massif où tous les éléments sont compactés entre les tours du quadrilatère. Trois pièces principales constituaient les lieux de vie tandis que les tours, annexes en temps de paix, servaient de points de défense en temps de guerre grâce aux dix-huit meurtrières et canonnières. Les étages étaient desservis par un ancien escalier aujourd'hui disparu, sans que l'on puisse préciser sa structure ; un encorbellement sous la toiture suggère toutefois qu'un escalier à vis desservait les niveaux d'une tour rectangulaire dépassant la toiture et faisant office de donjon. Une restauration importante à la Renaissance, à la fin du XVIe siècle, a remplacé l'ancien escalier par un escalier monumental utilisant la disposition initiale des murs en corridor. Cet escalier, aligné sur l'entrée, est éclairé par des baies qui ne sont pas alignées avec les autres ouvertures de la façade. La porte d'entrée, de style Renaissance à l'antique, comporte un liteau en arc de cercle encadré de pilastres doriques qui supportent architrave, frise et corniche. Les fenêtres à croisées et les corniches qui les relient présentent un mélange de motifs, reflet des chantiers secondaires où les artisans juxtaposent des éléments décoratifs sans souci d'harmonie générale. Le château a également connu les violences des guerres de Religion : la garnison installée par Anne de Joyeuse fut massacrée par les protestants en 1587, puis le château fut repris avec vengeance quatre ans plus tard. Au XVIIIe siècle, il fut acheté en 1748 par Pierre de Thomas de Labarthe. Son abandon, son pillage et sa transformation en ferme ont menacé son intégrité, et l'une de ses cheminées aurait été vendue. Les actuels propriétaires l'ont acquis en 1966 et l'ont restauré. Extérieurement, il a conservé l'aspect d'une forteresse médiévale, entourée de douves et dominée par un quadrilatère flanqué de tours rondes à chaque angle. À l'intérieur, l'escalier en pierre, établi rampe sur rampe, comporte de larges paliers donnant accès aux pièces. Une grande cheminée orne la salle d'étage principale ; son décor comprend deux pilastres doriques soutenant un manteau, et un espace central vide a probablement servi à recevoir une peinture ou un blason.