Frise chronologique
1852-1856
Construction initiale
Construction initiale
1852-1856 (≈ 1854)
Bâti pour Lord Londesborough par Woolfield.
1858
Achat par le duc de Vallombrosa
Achat par le duc de Vallombrosa
1858 (≈ 1858)
Riccardo Manca Amat acquiert le château.
1870
Hôpital temporaire
Hôpital temporaire
1870 (≈ 1870)
Accueil des blessés de l’armée de la Loire.
1893
Vente à Martin Ellmer
Vente à Martin Ellmer
1893 (≈ 1893)
Devenu propriété d’un hôtelier allemand.
1909
Transformation en palace
Transformation en palace
1909 (≈ 1909)
Ouverture de l’Hôtel du Parc.
1934
Conversion en copropriété
Conversion en copropriété
1934 (≈ 1934)
Fin de l’ère hôtelière.
1993
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
1993 (≈ 1993)
Inscription partielle aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Sir Thomas Robinson Woolfield - Promoteur immobilier |
Commanditaire initial du château. |
| Lord Londesborough - Premier propriétaire |
Destinataire original de la demeure. |
| Riccardo (Richard) Manca Amat, duc de Vallombrosa - Propriétaire et mécène |
Ajoute chapelle et anime la vie mondaine. |
| Geneviève de Pérusse des Cars, duchesse de Vallombrosa - Philanthrope |
Transforme le château en hôpital en 1870. |
| Martin Ellmer - Hôtelier allemand |
Acheteur et transformateur en palace. |
| Laurent Vianay - Architecte |
Dirige la rénovation baroque de 1906. |
Origine et histoire
Le château Vallombrosa, situé à Cannes, est une imposante demeure néo-gothique construite entre 1852 et 1856 par sir Thomas Robinson Woolfield pour Lord Londesborough. Initialement nommé « château des Tours » ou « villa Sainte-Ursule », il est conçu dans un style « château écossais », inspiré des romans de Walter Scott, très en vogue sur la Côte d'Azur à cette époque. L’architecture, signée Thomas Smith et Odadhia Pulham, se distingue par ses neuf tours, ses mâchicoulis crénelés et son porche couvert, le tout édifié en gneiss rose.
En 1858, le château est acquis par Richard Manca Amat, duc de Vallombrosa, qui y ajoute une chapelle ornée de vitraux, de boiseries en chêne et de bas-reliefs représentant le Chemin de croix. Le duc, figure centrale de la vie mondaine cannoise, y reçoit des personnalités comme la cantatrice Christine Nilsson, le violoniste Paul Viardot ou le maréchal Mac-Mahon. La duchesse, Geneviève de Pérusse des Cars, transforme même la villa en hôpital pendant la guerre de 1870 pour accueillir les blessés de l’armée de la Loire.
Vendu en 1893 à l’hôtelier allemand Martin Ellmer, le château devient l’« Hôtel du Parc » en 1909 après une transformation baroque par l’architecte Laurent Vianay. Le donjon est arasé, les tours modifiées, et deux ailes ajoutées, portant la façade à plus de 150 mètres. Ce palace, l’un des plus luxueux de la Côte d’Azur, ferme en 1934 pour être converti en copropriété haut de gamme, où chaque étage offre des appartements de 800 m2.
Depuis 1993, le parc et certaines parties du bâtiment (chapelle, halls, escaliers) sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le site, aujourd’hui nommé « Résidence du Parc Vallombrosa », témoigne de l’âge d’or des palais azuréens, entre fastes aristocratiques et adaptations modernes. Le parc tropical de trois hectares, intégré à l’ensemble, conserve des éléments architecturaux d’origine, comme les ogives polychromes de la chapelle.
Le château illustre aussi les mutations du patrimoine balnéaire cannois : d’abord résidence privée, puis lieu de villégiature mondaine, hôtel de luxe et enfin immeuble de standing. Son histoire reflète les dynamiques sociales et économiques de la Côte d’Azur, entre héritage aristocratique et pression immobilière.