Château-Vieux, dit aussi Château de la Reine Laure à Villelaure dans le Vaucluse

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château-Vieux, dit aussi Château de la Reine Laure

  • 407 Route de Pertuis 
  • 84530 Villelaure
Crédit photo : Jean-Marc Rosier - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1563
Début de la construction
15 août 1579
Début des travaux
1579
Début des travaux
1582
Paiement des maçons
1579-1587
Transformation majeure
1586
Reprise des travaux
1590
Saccage partiel
1600
Construction du pigeonnier
21 août 1992
Inscription du pigeonnier
1992
Inscription du pigeonnier
4 juin 1993
Classement du château
1993
Classement du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le pigeonnier du Château-Vieux (cad. Pertuis I 1404, lieudit le Vieux Château) : inscription par arrêté du 21 août 1992 - Le Château-Vieux, y compris le sol de l'ensemble de la parcelle qui le contient (cad. Villelaure B 1171, lieudit les Jardinettes) : classement par arrêté du 4 juin 1993

Personnages clés

Gaspard de Forbin Initiateur de la conception du château.
Melchior de Forbin Responsable de la majeure partie des travaux du château.
Marguerite de Pontevès Responsable de l'aménagement des jardins.
Frères Rolland de Cucuron Maçons ayant débuté les travaux en 1579.
Jacques François d'Ansouis Créateur et aménageur du parc.
Jean Amoreau et Nicolas Bérard/Bernard Maçons ayant terminé les ouvrages du château au printemps 1587.
Jean Amoreau Responsable de la reprise des travaux en 1586.
Nicolas Bernard Responsable de la reprise des travaux en 1586.

Origine et histoire du Château-Vieux de Villelaure

Le Château-Vieux, dit aussi château de la Reine-Laure, se situe en bordure du village de Villelaure et son ensemble parcellaire déborde partiellement sur la commune de Pertuis. L'édifice a été initié par Gaspard de Forbin autour de 1563 ; la grande transformation qui lui donne son caractère actuel est l’œuvre de son fils Melchior de Forbin, entreprise de 1579 à 1587 dans un esprit de seconde Renaissance. Melchior, aidé par sa mère Marguerite de Pontevès pour l'aménagement des jardins, confia les premiers chantiers aux frères Rolland de Cucuron à partir du 15 août 1579 ; ceux-ci avaient déjà élevé une part importante des murs en mai 1580 et reçurent des acomptes pour leur travail. En 1582 Melchior fit réaliser une fontaine au centre de la cour et manda Jacques François d'Ansouis pour la création du parc ; sa mère prit en charge des fontainiers de Cadenet pour les pièces d'eau. Les travaux furent interrompus pendant quatre ans, vraisemblablement à cause des troubles et des guerres de Religion, puis repris en décembre 1586 ; les maçons Jean Amoreau et Nicolas (nommés Bérard ou Bernard selon les actes) s'engagèrent à terminer les ouvrages au printemps 1587, tandis que des charpentiers de Pertuis et d'Aix-en-Provence furent chargés des structures de bois. Le projet, inspiré du château de la Tour-d'Aigues et d'une façade antérieure à la manière d'Ecouen, visait à remplacer l'ancienne bastide par un vaste ensemble ordonné autour d'une cour, mais l'édifice ne fut jamais achevé. De plan classique Renaissance, le château se distingue par une grande sobriété ponctuée d'une entrée monumentale ; il est cantonné aux angles de tours semi-circulaires et s'organise autour d'une cour centrale. Au nord, le corps de logis a conservé l'aspect du milieu du XVIe siècle ; les ailes sont réunies au sud par une galerie encadrée de deux avant-corps à bossages avec, au centre, le portail d'entrée. La présence d'échauguettes et de tours d'angle témoigne des préoccupations défensives liées aux guerres de Religion ; le bâtiment fut d'ailleurs partiellement saccagé en 1590. Au cours des siècles suivants, les successeurs de Melchior Forbin abandonnèrent la demeure à des fermiers qui transformèrent des ailes en granges et en étables ; le vieux logis a toutefois fait l'objet d'une remise en état récente. Un pigeonnier, daté de 1600, complète l'ensemble ; il a été inscrit au titre des monuments historiques le 21 août 1992, puis le reste du château a été classé le 4 juin 1993. Les travaux mobilisèrent, outre les Rolland, des artisans tels que les frères Guilhem, Guillaume et Jacomin Roland, et les charpentiers Antoine Bruneirol, Pons Bonaud et Blaise Guyon.

Liens externes