Châteaux d'Astros à Vidauban dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Châteaux d'Astros

  • Route de Lorgues
  • 83550 Vidauban
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Origine templière
1691
Chapelle Saint-Jean-Baptiste
XVIIe siècle
Construction du château vieux
1802
Acquisition par Maximin Martin
1824
Construction des ponts-aqueducs
1846
Construction du château neuf
1860
Construction inspirée des villas italiennes
1862
Décoration du château neuf
1893
Visite de marins russes
1990
Tournage du Château de ma mère
2009
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le vieux château et ses dépendances (cad. OA 184) ; le pigeonnier (cad. OA190) ; la chapelle Saint-lambert (cad. OA196) ; les parties du canal d'irrigation, y compris les ponts-aqueducs (cad. OA 138 à 142, 144, 145, 190 à 195, 197 à 199, 202, 203, 207, 208, 223 à 225, 234, 236, 237, 277, 281 à 284) ; le château neuf et ses dépendances (cad. OA 147) ; le parc du château neuf, y compris son mur de clôture et le square des Quatre-Saisons (cad. OA 101, 148 à 163, 165, 168 à 172, 174, 178, 179) ; l'allée de platanes bordant la départementale n° 48 (cad. OA 90 à 92, 94 à 98, 115, 164, 248) ; les parties du canal d'irrigation (cad. OA 121, 146 à 148, 150, 151, 153 à 157, 162, 166 à 169, 171 à 173) : inscription par arrêté du 17 avril 2009

Personnages clés

Maximin Martin Acquéreur du domaine en 1802, responsable de constructions et aménagements.
Marc-Maximin Martin Membre de la famille Martin, a fait édifier une construction inspirée des villas italiennes vers 1860.
Madame Reynard-Martin A contribué au financement de travaux pour l'église de Vidauban après la visite de marins russes en 1893.

Origine et histoire des Châteaux d'Astros

Le domaine des châteaux d'Astros, situé sur la commune de Vidauban dans le Var, occupe un territoire cultivé organisé autour d'une ancienne commanderie templière puis hospitalière. Son origine remonte à une bastide attestée au XIIIe siècle, possession des Templiers puis transférée aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, l'ensemble étant élevé au rang de commanderie au XVIIe siècle. Le site comprend deux châteaux : la bastide du XVIIe siècle, dite château vieux, et un château neuf du XIXe siècle. Au nord‑est de la bastide se trouve la chapelle Saint‑Lambert, près de laquelle jaillissait une source réputée miraculeuse et vénérée au moins depuis le XVIe siècle. Le château vieux et son pigeonnier datent de 1637-1638 ; plusieurs bâtiments agricoles et logements de fermiers qui l'entourent subsistent encore. L'édifice présente un plan en L ; au nord s'alignent une aile de communs comprenant anciennes écuries et greniers et un logement de fermier accessible par un escalier extérieur, formant jadis une cour fermée par un mur crénelé. Une petite chapelle dédiée à Saint‑Jean‑Baptiste était accolée à l'aile sud ; la chapelle actuelle remonte à 1691. Pendant la Révolution le domaine a été vendu comme bien national, et en 1802 Napoléon ordonna une nouvelle mise en vente aux enchères en raison de défauts de paiement ; Maximin Martin acquit alors le bien. La famille Martin fit réaliser des constructions et aménagements au XIXe siècle ; Marc‑Maximin Martin a fait édifier vers 1860 une construction inspirée des villas italiennes et, plus largement, la famille a laissé une empreinte visible sur le domaine. Le château neuf, daté de 1846, relève du style Renaissance italienne et s'élève sur une terrasse dont le soubassement, à colonnes doriques, répond au portique d'entrée, donnant depuis le jardin l'impression d'un premier niveau distinct. La cage d'escalier centrale est couverte par une coupole ovale ornée de douze toiles peintes représentant les mois et les signes du zodiaque ; la cage d'escalier, la salle à manger et un salon sont entièrement décorés de peintures et de stucs rehaussés d'or, et le salon comporte un revêtement mural en tapisserie d'Aubusson. L'ensemble du décor du château neuf a été réalisé par l'entreprise Camoin Jeune en 1862. La terrasse domine un parterre triangulaire d'où part une grande allée de platanes bordée, à son entrée, par quatre lions en bronze ; un petit square, dit des Quatre‑Saisons, aménagé sur un côté de l'allée, comprend une fausse ruine et quatre statues sur leurs piédestaux. En 1824 furent construits deux ponts‑aqueducs permettant au canal d'irrigation de franchir deux vallons, dont celui de Saint‑Lambert ; les parties du canal et ces ponts figurent parmi les éléments protégés. Le domaine a fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques par arrêté du 17 avril 2009, qui vise notamment le vieux château et ses dépendances (dont le pigeonnier), la commanderie, la chapelle Saint‑Lambert, les parties du canal d'irrigation et ses ponts‑aqueducs, le château neuf et ses dépendances ainsi que le parc du château neuf avec son mur de clôture, le square des Quatre‑Saisons et l'allée de platanes bordant la voie départementale. Le bâtiment du château neuf offre une façade ornée, des symétries de fenêtres et de pilastres, deux tourelles à poivrière à l'arrière et une large terrasse surélevée. Le domaine agricole couvre environ 600 hectares et comprend un verger d'environ 10 000 pommiers répartis en une douzaine de variétés. Parmi les anecdotes liées au lieu, une délégation de marins russes reçue en 1893 par madame Reynad‑Martin séjourna au château, ce qui la conduisit à contribuer au financement de travaux pour l'église de Vidauban, et les extérieurs du film Le Château de ma mère de Marcel Pagnol ont été tournés au château d'Astros en 1990. Enfin, la propriété est passée, après la Révolution et les ventes successives, dans la descendance de la famille Martin puis à la famille Maurel mentionnée comme héritière.

Liens externes