Frise chronologique
1417
Siège épiscopal déplacé
Siège épiscopal déplacé
1417 (≈ 1417)
Guillaume de Diest installe l’évêché à Saverne.
1495
Rénovation sous Albert de Bavière
Rénovation sous Albert de Bavière
1495 (≈ 1495)
Travaux dirigés par Hans Hammer.
1600
Construction de la tourelle
Construction de la tourelle
1600 (≈ 1600)
Ajout d’un escalier dans le château.
1680
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
1680 (≈ 1680)
Démolition pour la Régence épiscopale.
1852
Devenir sous-préfecture
Devenir sous-préfecture
1852 (≈ 1852)
Nouvelle fonction administrative.
21 avril 1934
Classement monument historique
Classement monument historique
21 avril 1934 (≈ 1934)
Inscription officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de la tourelle d'escalier : inscription par arrêté du 21 avril 1934
Personnages clés
| Guillaume de Diest - Évêque de Strasbourg |
Déplace l’évêché à Saverne en 1417. |
| Albert de Bavière - Évêque et mécène |
Rénove l’Oberhof en 1495. |
| Guillaume III de Hohenstein - Évêque |
Relie les deux châteaux (Renaissance). |
| François-Egon de Fürstenberg - Prince-évêque |
Reconstruit le *Slos* (1667–1670). |
| Guillaume de Honstein - Évêque |
Commande la galerie des Oliviers (1539–1541). |
Origine et histoire
L’Oberhof, situé à Saverne dans le Bas-Rhin, est un ancien palais épiscopal construit au 4e quart du XVIIe siècle. Il faisait partie d’un ensemble de deux châteaux (avec le Slos, actuel château des Rohan) érigés à l’intérieur des murs de la ville haute. Ces résidences servaient aux évêques de Strasbourg, notamment après que Guillaume de Diest, chassé de Strasbourg en 1417, en ait fait son siège administratif et sa résidence principale. L’évêque Guillaume III de Hohenstein entreprit des travaux pour relier les deux châteaux, transformant l’ensemble en un style Renaissance. L’Oberhof fut partiellement démoli en 1680 lors de la construction de la Régence épiscopale, aujourd’hui sous-préfecture.
Durant la guerre de Trente Ans, le château subit d’importants dommages. Le prince-évêque François-Egon de Fürstenberg reconstruisit le Slos entre 1667 et 1670 sous forme d’un palais, tandis que l’Oberhof fut remanié pour accueillir la Régence épiscopale. Le monument conserve des éléments architecturaux des XVe et XVIe siècles, comme une tourelle d’escalier (vers 1600), une chapelle Saint-Michel (reconstruite au XVe siècle sur une crypte ossuaire du XIIIe ou XIVe siècle), et une galerie des Oliviers (1539–1541) avec une bibliothèque. Ces espaces ont connu diverses fonctions : sacristie, musée (1858–1967), ou chapelle baptismale.
L’Oberhof est classé monument historique depuis le 21 avril 1934, notamment pour sa porte de tourelle d’escalier. Le site, propriété du département, a subi des restaurations aux XIXe et XXe siècles, dont celle de la crypte ossuaire en 1905. Les écuries, rénovées en 1506, furent détruites en 1976 après un incendie en 1855. Aujourd’hui, le bâtiment abrite la sous-préfecture depuis 1852, témoignant de son adaptation continue aux besoins administratifs locaux.
Le château illustre l’histoire politique et religieuse de l’Alsace, liée à l’évêché de Strasbourg. Sa construction et ses transformations reflètent les pouvoirs successifs des évêques, des princes-évêques aux institutions modernes. Les marques de tâcherons et les clefs de voûte armoriées (comme celles d’Albert de Bavière, XVe–XVIe siècles) rappellent son rôle central dans la région.
Les sources mentionnent également des liens avec le château des Rohan et la galerie du mont des Oliviers, construite pour l’évêque Guillaume de Honstein (1539–1541). Ces éléments soulignent l’importance architecturale et culturelle du site, entre héritage médiéval et adaptations baroques. L’Oberhof reste un symbole du patrimoine alsacien, entre mémoire épiscopale et usage contemporain.