Fondation de la clinique 1956 (≈ 1956)
Création par le docteur Jeangirard.
9 janvier 2006
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 9 janvier 2006 (≈ 2006)
Protection des pavillons et du Train vert.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction 3e quart XXe siècle (≈ 2062)
Réalisations architecturales majeures.
Patrimoine classé
Les pavillons le petit et le grand Boissier et le "Train vert" en totalité (cad. AM 240, 635, 690) : inscription par arrêté du 9 janvier 2006
Personnages clés
Docteur Jeangirard - Fondateur de la clinique
Initiateur du projet en 1956.
Chilpéric de Boiscuillé - Architecte suisse
Concepteur des bâtiments avec matériaux récupérés.
Origine et histoire
La clinique psychiatrique de la Chesnaie a été fondée en 1956 par le docteur Jeangirard, dans le cadre du mouvement de psychothérapie institutionnelle né après la Libération. Ce courant visait à rompre avec l’isolement asilaire traditionnel en intégrant les patients dans un réseau de relations sociales au sein même de l’institution. L’architecture, conçue par l’architecte suisse Chilpéric de Boiscuillé, a utilisé des matériaux de récupération, reflétant une approche à la fois économique et symbolique de réintégration par le bâti.
La clinique abritait une école de psychiatrie institutionnelle ainsi qu’une antenne de l’école spéciale d’architecture, dédiée à la conception des bâtiments nécessaires au projet. Parmi les réalisations figurent un foyer-salle de réunion, un atelier d’ergothérapie, et un programme original baptisé Orient-Express hôtel : un bâtiment pour stagiaires psychothérapeutes, construit à partir de wagons de première classe datant de 1928. Ces éléments illustrent l’ambition de lier espace physique et pratique thérapeutique.
Certains pavillons, comme le petit et le grand Boissier, ainsi que le Train vert (ensemble de wagons aménagés), ont été protégés par inscription aux Monuments Historiques en 2006. Leur préservation témoigne de l’importance patrimoniale de ce site, à la fois médical, architectural et social, dans l’histoire de la psychiatrie française du XXe siècle.