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Église Saint-Médard de Saint-Mard en Seine-et-Marne

Seine-et-Marne

Église Saint-Médard de Saint-Mard

    5 Rue du Moutiers
    77230 Saint-Mard

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1900
2000
milieu du XIIIe siècle
Construction de l'église
1918
Dégâts lors de la Première Guerre mondiale
1920
Classement monument historique
1921-1925 et 1930-1932
Restauration par Lucien Sallez
mai-juin 1940
Dommages lors de la Seconde Guerre mondiale
1942 et 1945-1948
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
fin du XIXe siècle
Restauration par Mlle Rostan
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Mademoiselle Rostan - Mécène Finance la restauration à la fin du XIXe.
Lucien Sallez - Architecte des Monuments historiques Dirige les restaurations (1921-1932).
Émile Brunet - Artisan Intervient sur la maçonnerie (1927).
Jean Trouvelot - Artisan et restaurateur Travaux en 1927 et 1945-1948.
Jules Kaehrling - Restaurateur Répare les dégâts de 1940 (1942).
Robert Chaleil - Architecte diocésain Supervise le chantier de reconstruction.

Origine et histoire

L'église Saint-Médard de Saint-Mard, située dans le département de l'Aisne en Île-de-France, est un édifice religieux construit au milieu du XIIIe siècle. Son architecture se distingue par une nef et des bas-côtés couverts d’un même toit, ainsi que par un clocher massif peu élevé, prolongé d’une abside semi-circulaire. Les piliers carrés du chœur, ornés de colonnes et de chapiteaux sculptés, témoignent d’un savoir-faire artisanal remarquable pour l’époque. À l’origine, la paroisse dépendait du diocèse de Soissons, dans l’archidiaconé de la Chrétienté et le doyenné de Vailly.

À la fin du XIXe siècle, mademoiselle Rostan finance d’importants travaux pour restaurer l’église, dégradée par le temps. Le monument subit ensuite des dommages majeurs lors de la Première Guerre mondiale, en 1918, lors du retrait des troupes allemandes. Les restaurations, menées par l’architecte des Monuments historiques Lucien Sallez entre 1921 et 1925, puis de 1930 à 1932, permettent sa réouverture au culte en 1932. Des artisans comme Émile Brunet et Jean Trouvelot interviennent également sur la maçonnerie et la couverture du transept en 1927.

Durant la Seconde Guerre mondiale, en mai-juin 1940, une torpille endommage gravement les voûtes de la nef et la façade occidentale. Les réparations sont confiées à Jules Kaehrling en 1942, puis à Jean Trouvelot entre 1945 et 1948. Classée monument historique en 1920, l’église incarne aujourd’hui un patrimoine résilient, marqué par les conflits et les efforts de préservation.

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