Première mention écrite 1120 (≈ 1120)
Bulle papale de Calixte II citant l’église.
XIe siècle
Fondation du prieuré bénédictin
Fondation du prieuré bénédictin XIe siècle (≈ 1150)
Création du *Monasterium Sancti Raphaelis* dépendant de Tourtoirac.
XIVe siècle
Destruction pendant la guerre de Cent Ans
Destruction pendant la guerre de Cent Ans XIVe siècle (≈ 1450)
Disparition du prieuré originel.
vers 1889
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef vers 1889 (≈ 1889)
Travaux modernes conservant transept et sacristie.
1910
Procès pour vol de sculptures
Procès pour vol de sculptures 1910 (≈ 1910)
20 pierres du XIe siècle disparues.
1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1927 (≈ 1927)
Protection des piliers et chapiteaux romans.
2008–2013
Restauration des fresques
Restauration des fresques 2008–2013 (≈ 2011)
Dégagement de décors peints dans le chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux piliers de l'ancienne église et les deux chapiteaux sculptés encastrés dans le mur extérieur de la sacristie : inscription par arrêté du 22 février 1927
Personnages clés
Calixte II - Pape (1119–1124)
Auteur de la bulle mentionnant l’église en 1120.
Jean Debetz - Curé de Saint-Raphaël (XVIIe siècle)
Commanditaire d’une plaque et statue en 1674.
Origine et histoire
L’église Saint-Raphaël de Saint-Raphaël, en Dordogne, est mentionnée pour la première fois en 1120 dans une bulle papale de Calixte II sous le nom Ecclesiam S. Raphaëlis. Elle appartenait alors à l’abbaye de Tourtoirac et servait de prieuré bénédictin, fondé au XIe siècle. Ce prieuré, identifié comme Monasterium Sancti Raphaelis au XIIIe siècle, dépendait de la châtellenie d’Excideuil au XIVe siècle. La guerre de Cent Ans aurait causé sa destruction, marquant un tournant dans son histoire.
Au XIXe siècle, d’importants travaux (vers 1889) transforment l’église : la nef est reconstruite en conservant le transept, la sacristie et une travée d’origine. Ces rénovations, bien que modernisatrices, entraînent la disparition de nombreux éléments sculptés médiévaux. En 1910, la commune intente un procès contre le curé pour le vol de 20 pierres sculptées du XIe siècle. L’édifice est partiellement classé Monument Historique en 1927 pour ses deux piliers romans et ses chapiteaux encastrés.
L’architecture actuelle allie des vestiges romans (portails, piliers à arcs-boutants) et des ajouts néo-gothiques (clocher carré, chœur pentagonal). Les chapiteaux conservés, comme ceux représentant le Christ en mandorle ou l’Adoration des Mages, témoignent de son riche décor médiéval. Des fresques ont été redécouvertes dans le chœur lors de restaurations (2008–2013). Plusieurs objets liturgiques (XIe–XIXe siècles) sont protégés, tandis que des fragments sculpturaux sont aujourd’hui dispersés dans des musées américains.
Le mobilier historique inclut une statue de saint Victurnien (1674), autrefois associée à un culte local à saint Rémy, attirant des pèlerins jusqu’au XIXe siècle. Une cloche de 1753, une chaire en noyer du XVIIe siècle et des objets en argent (calice, ciboire) complètent ce patrimoine. L’église, propriété communale, reste un symbole de l’héritage religieux et artistique de la Dordogne.
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