Construction du clocher début XIIe siècle (≈ 1204)
Type limousin à étages carrés/octogonaux.
fin XIe - XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale fin XIe - XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman en grès rouge.
fin XIVe siècle
Premières fortifications
Premières fortifications fin XIVe siècle (≈ 1495)
Ajout d’une deuxième nef et clocher.
XVe - XVIe siècle
Agrandissements et chapelles
Agrandissements et chapelles XVe - XVIe siècle (≈ 1650)
Quatre chapelles ajoutées, plan irrégulier.
XVIe siècle
Fortification et tour du guetteur
Fortification et tour du guetteur XVIe siècle (≈ 1650)
Guerres de Religion, défense renforcée.
1880
Déclin économique
Déclin économique 1880 (≈ 1880)
Phylloxéra et exode rural.
4 avril 1905
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 4 avril 1905 (≈ 1905)
Sauvetage de l’édifice en ruine.
1923
Restauration du tympan
Restauration du tympan 1923 (≈ 1923)
Remise en place après cachette.
1984-1985
Restauration du mobilier
Restauration du mobilier 1984-1985 (≈ 1985)
Autel principal et statues classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 4 avril 1905
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre, construite en grès rouge à la fin du XIe et au XIIe siècles, incarne l’architecture romane limousine. Son clocher, typique des édifices de la région avec ses deux étages carrés surmontés de niveaux octogonaux, date du début du XIIe siècle. Quatre exemplaires seulement de ce type de clocher subsistent aujourd’hui. Le portail, orné d’un tympan en calcaire blanc sculpté au XIIe siècle par des artistes toulousains, représente l’Ascension du Christ ou son Retour. Ce tympan, caché pendant les guerres de Religion pour le protéger des Huguenots, fut réinstallé en 1923.
À la fin du XIVe siècle, l’église est fortifiée et agrandie avec une deuxième nef et un second clocher, lui conférant un plan irrégulier. Quatre chapelles, ajoutées aux XVe et XVIe siècles, enrichissent son intérieur, tandis qu’une tour carrée (tour du guetteur) est érigée au sud lors des guerres de Religion. Ces modifications reflètent les tensions religieuses de l’époque, avec des cultes catholique et protestant coexistant dans des espaces distincts, selon la tradition locale.
L’église, menacée de ruine à la fin du XIXe siècle après le déclin économique de Collonges (dû au phylloxéra et à l’exode rural), est sauvée par son classement au titre des Monuments Historiques en 1905. Les restaurations successives (1923, 1984-1985) ont permis de préserver son mobilier exceptionnel : autels des XVIIe et XIXe siècles, statues en bois (dont un Christ gisant du XVIe siècle), et une clôture de chapelle sculptée. Son intérieur mêle nef romane dépouillée et nef gothique éclairée de vitraux, témoignant de son évolution architecturale.
Le tympan, chef-d’œuvre de l’art roman, s’inspire de celui de la cathédrale de Cahors. Ses sculptures en demi-relief, divisées en deux registres, représentent le Christ entouré d’anges et la Vierge avec les apôtres. Les chapiteaux du portail, dont un original figurant un montreur d’ours, datent du XIIe siècle ou ont été restaurés au XXe siècle. Ces détails artistiques soulignent les échanges culturels entre le Limousin, Toulouse et le Quercy à cette époque.
L’église Saint-Pierre illustre aussi l’histoire militaire et religieuse de la région. Fortifiée à deux reprises (XIVe et XVIe siècles), elle servit de refuge pendant les conflits. Les traditions locales évoquent des perturbations mutuelles entre catholiques et protestants lors des offices, reflétant les divisions de la société. Son classement en 1905 marque un tournant dans la préservation du patrimoine rural français, alors souvent négligé.
Aujourd’hui, l’édifice attire pour son architecture hybride (romane, gothique, défensive) et son mobilier classé. La Vierge de Pitié (XVIIe-XVIIIe siècle), la Vierge à l’Enfant (XVIIIe siècle), et le retable en bois doré de la Passion (XVIIe siècle) comptent parmi ses trésors. Son grès rouge, caractéristique des bâtiments de Collonges-la-Rouge, lui vaut le surnom de « perle rouge du Limousin ».
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