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Église Sainte-Marie de Saint-Agrève en Ardèche

Ardèche

Église Sainte-Marie de Saint-Agrève

    125 Chemin de la Faye
    07320 Saint-Agrève

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1463
Première mention paroissiale
1540
Construction chapelle latérale
1793
Fermeture révolutionnaire
1802
Réouverture concordataire
1849-1860
Reconstruction du clocher
1904
Agrandissement vers l’ouest
1906
Inventaire des biens
1995
Restauration complète
2003
Création paroisse unifiée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Vital Reboulet - Délégué paroissial (1463) Représentant cité dans l’*Armorial du Vivarais*.
Jacques Peyrrenit - Premier enseveli (1732) Inhumé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste.
Curé Ponsonnet - Responsable des travaux (1904) Dirigea l’agrandissement et l’inventaire de 1906.
Gaillard - Curé en 1869 Associé à la cloche du clocher.

Origine et histoire

L'église Sainte-Marie de Saint-Agrève, située dans le hameau du Pouzat (ancien chef-lieu de commune), est un édifice religieux en moellon de gneiss et granite, typique de l'architecture locale. Son histoire remonte au moins à 1463, date à laquelle elle est mentionnée comme paroisse dépendant du diocèse de Valence. L'édifice, marqué par une nef unique et des chapelles latérales, a subi des transformations majeures, notamment l'ajout d'une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste en 1540 et des travaux d'agrandissement en 1904.

Au fil des siècles, l'église a été le théâtre d'événements marquants, comme sa fermeture pendant la Révolution (1793) et sa réouverture en 1802 sous le Concordat. Le clocher, reconstruit entre 1849 et 1860, abrite une cloche datée de 1869, tandis que des modifications intérieures (tribune en bois, vitraux) et extérieures (réaménagement du cimetière) ont été réalisées au début du XXe siècle. L'édifice, inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel, conserve des éléments historiques comme un bénitier du XVIe siècle et des statues classées.

L'église a également joué un rôle central dans la vie paroissiale, avec des réaménagements liturgiques post-Concile Vatican II (autel en bois, ambon) et des restaurations successives (toiture en lauze refaite en 1995, chauffage installé en 1986). Aujourd’hui, elle fait partie de la paroisse « Saint-Agrève en Vivarais », issue de la fusion de plusieurs paroisses locales en 2003. Son vitrail moderne et son monument aux morts rappellent son ancrage dans l’histoire communautaire.

Les archives et l’Armorial du Vivarais (1463) attestent de son appartenance initiale au diocèse de Valence, avant son rattachement successif à ceux de Mende (1802) puis de Viviers (1822). La chapelle Saint-Jean-Baptiste, devenue funéraire au XVIIIe siècle, illustre l’évolution des pratiques religieuses locales. Les travaux du XIXe siècle (sacristie, clocher) et du XXe siècle (agrandissement, vitraux) reflètent les adaptations de l’édifice aux besoins cultuels et mémoriels de la population.

Parmi les éléments remarquables, on note des statues des XIXe et XXe siècles (Sainte Philomène, Saint Joseph), un Chemin de Croix installé à la fin du XXe siècle, et une cloche signée par la fonderie Burdin (1869). L’inventaire de 1906, marqué par des tensions avec les paroissiens, souligne les bouleversements liés à la loi de Séparation des Églises et de l’État. Aujourd’hui, l’église reste un lieu de culte actif et un témoignage architectural du Vivarais.

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