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Eglise dans la Manche

Manche

Eglise

    1 Route de l'Église
    50330 Gonneville-Le Theil
Eglise
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Eglise
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Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1700
1800
1900
2000
1105
Fondation de la collégiale de Néhou
1152
Don à l'abbaye de Montebourg
1740
Agrandissement et porche
1793-1794
Pillages révolutionnaires
1812-1820
Restauration post-révolutionnaire
16 mai 1972
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. A 324) : inscription par arrêté du 16 mai 1972

Personnages clés

Richard de Reviers - Baron de Néhou Fonda la collégiale en 1105, rattacha l'église.
Guillaume de Reviers - Fils de Richard, seigneur Donna la collégiale à l'abbaye de Montebourg (1152).
François Jouenne - Paroissien bienfaiteur Finança agrandissements et écoles en 1740.
Jean Renouf - Paroissien protecteur Sauva deux statues pendant la Révolution.
Gilles-François Pinabel - Curé restaurateur (post-Révolution) Répara l'église sur ses deniers (début XIXe).
Marquise de Briges (Marie-Barbe de Longaulnay) - Mécène du XIXe siècle Finança l'achat de statues religieuses vers 1876.

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Gonneville-Le Theil, située dans le département de la Manche en Normandie, est un édifice catholique dont la construction s'échelonne du XIVe au XVIIIe siècle. Placée sous le vocable de saint Martin, elle témoigne d’une fondation ancienne, probablement liée à la christianisation précoce de la région, favorisée par la proximité d’une voie romaine. Dès le XIIe siècle, elle est rattachée à la collégiale de Néhou, fondée en 1105 par Richard de Reviers, baron local, avant d’être cédée à l’abbaye de Montebourg en 1152. Les revenus de la cure, initialement modestes, augmentent significativement au XIVe siècle, permettant au curé de posséder un manoir et des terres.

Au XVIIIe siècle, l’église bénéficie d’agrandissements majeurs, notamment en 1740 grâce au financement de François Jouenne, un paroissien enrichi à Paris. Ce dernier finance aussi la construction du porche et la création de trois écoles. La Révolution française marque un tournant : les biens ecclésiastiques sont vendus ou détruits, à l’exception de l’église et du presbytère. Deux statues, celles de saint Martin et saint Jean, sont sauvées par un paroissien, Jean Renouf, qui les enterre pour les protéger. Après la Révolution, les curés successifs, comme Gilles-François Pinabel et M. Corbin, restaurent l’édifice et son mobilier avec des fonds personnels ou des dons.

L’architecture de l’église mêle une nef du XVe siècle, un chœur gothique du XVIe siècle voûté en croisée d’ogives, et des modifications des XVIIe et XVIIIe siècles, comme l’agrandissement des fenêtres et l’ajout d’un porche. Le clocher, restauré en 1900, abrite une chapelle dédiée à saint Éloi, invoqué pour guérir les enfants. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1972, conserve un mobilier remarquable, dont des statues des XVe et XVIe siècles, un retable du XVIIe siècle, et des objets liturgiques restaurés au XIXe siècle. Son histoire reflète les bouleversements religieux, politiques et sociaux de la Normandie sur près de mille ans.

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