Disparition de la communauté juive 1340 (≈ 1340)
Persécutions et départ après des accusations infondées.
1794 ou 1804
Aménagement du cimetière
Aménagement du cimetière 1794 ou 1804 (≈ 1804)
Remplace Jungholtz comme lieu d’inhumation.
1871
Déclin après l’annexion allemande
Déclin après l’annexion allemande 1871 (≈ 1871)
Départ progressif des familles juives.
17 juin 1940
Destruction de la synagogue
Destruction de la synagogue 17 juin 1940 (≈ 1940)
Unique obus allemand tombé sur le village.
30 avril 2004
Profanation du cimetière
Profanation du cimetière 30 avril 2004 (≈ 2004)
Inscrit aux monuments historiques en septembre.
2017
Inventaire photographique
Inventaire photographique 2017 (≈ 2017)
Réalisé par Roger Harmon, bénévole américain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cimetière (cad. 10 31, à l'exclusion de la partie sud-ouest) et son mur de clôture : inscription par arrêté du 7 septembre 2004
Personnages clés
Roger Harmon - Bénévole américain
A inventorié et photographié les tombes en 2017.
Origine et histoire
Le cimetière israélite d'Herrlisheim-près-Colmar, situé au pied de l’Elsbourg, a été aménagé en 1794 ou 1804 selon les sources. Il remplace un ancien lieu d’inhumation à Jungholtz, utilisé par la communauté juive locale avant cette date. Le site, entouré d’un mur de clôture, compte environ 700 à 800 tombes, dont les plus anciennes remontent au début du XIXe siècle. Les stèles les plus modestes, datées des premières décennies, évoluent vers des modèles plus élaborés, s’inspirant des tombes chrétiennes à la fin du siècle. Une inondation en 1984, causée par une rupture de canalisation, a détruit les sépultures les plus anciennes (1774–1804).
La communauté juive d’Herrlisheim, présente dès le XIIIe siècle, a connu des persécutions violentes au Moyen Âge, notamment en 1340 et 1375, accusée d’empoisonner les cours d’eau. Après une disparition temporaire, elle réapparaît au XVIIe siècle, comptant 102 individus en 1731, puis 272 en 1865, avant de décliner après l’annexion allemande de l’Alsace en 1871. La synagogue locale, détruite en 1940 par un obus, marque la fin de cette présence. Le cimetière, profané en 1992 et 2004, a été inscrit aux monuments historiques cette même année.
En 2017, un bénévole américain, Roger Harmon, a réalisé un inventaire photographique complet des tombes, préservant ainsi la mémoire du lieu. Ce cimetière illustre l’histoire mouvementée des Juifs en Alsace, entre intégration, persécutions et disparitions progressives. Les stèles, relevées après les profanations, témoignent aujourd’hui de cette héritage culturel et religieux.
Le site est géré par une association cultuelle et reste accessible, bien que partiellement protégé (à l’exclusion de la partie sud-ouest). Son mur de clôture et son emplacement à l’écart du village soulignent son caractère à la fois sacré et marginal dans le paysage local.
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