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Cimetière israélite à Bidache dans les Pyrénées-Atlantiques

Cimetière israélite

    100 Route du Port
    64520 Bidache
Propriété d'une association cultuelle
Crédit photo : Unai Fdz. de Betoño - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1665
Autorisation du cimetière
2e moitié XVIIe siècle - 2e moitié XVIIIe siècle
Période d'utilisation
26 septembre 1995
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Mur de clôture, porte d'entrée, sol et sous-sol du cimetière situé au bourg le long du chemin départemental numéro 653 (cad. ZD 15) : inscription par arrêté du 26 septembre 1995

Personnages clés

Seigneurs de Gramont - Souverains de Bidache Auteur de l'autorisation en 1665.

Origine et histoire

Le cimetière israélite de Bidache, créé dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, est un monument historique lié à l’implantation d’une communauté juive dite « portugaise » dans cette localité des Pyrénées-Atlantiques. Les seigneurs de Gramont, souverains de Bidache, autorisèrent dès 1665 l’établissement de ce cimetière, marquant leur soutien à cette population. L’enclos, délimité par un mur de clôture aujourd’hui ruiné et une porte d’entrée en arc plein-cintre, abrite environ une centaine de pierres tombales dont les inscriptions, sobres, se limitent aux noms, prénoms et dates de décès des défunts.

Utilisé jusqu’à la seconde moitié du XVIIIe siècle, ce cimetière reflète l’histoire éphémère mais marquée de la communauté juive de Bidache, dispersée à cette époque. Les sépultures, datées entre le 3e quart du XVIIe siècle et le 4e quart du XVIIIe siècle, offrent un témoignage rare des pratiques funéraires et de la vie de cette minorité en France sous l’Ancien Régime. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 1995, comprend le mur d’enceinte, la porte, ainsi que le sol et le sous-sol, préservant ainsi un patrimoine culturel et religieux unique.

La protection du cimetière s’étend à son sol et sous-sol, soulignant l’importance archéologique et mémorielle du lieu. Propriété d’une association cultuelle, il reste accessible bien que son état de conservation varie. Les inscriptions lapidaires, dépourvues de détails biographiques, illustrent la discrétion imposée ou choisie par cette communauté, tout en constituant une source précieuse pour les historiens. La localisation, le long du chemin départemental 653, et la précision cartographique jugée « très satisfaisante » (note 8/10) facilitent son identification dans le paysage bidachois.

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