Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la croix calvaire
Construction de la croix calvaire
XVe siècle (≈ 1550)
Sculpture en granit du monument.
25 janvier 1929
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
25 janvier 1929 (≈ 1929)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix-calvaire du XVe siècle (cad. BZ 74) : inscription par arrêté du 25 janvier 1929
Personnages clés
| Sainte-Catherine d'Alexandrie - Sainte martyre |
Représentée avec sa roue. |
| Saint-Paterne - Saint présumé |
Sculpté à la base. |
Origine et histoire
Le cimetière de Vannes, situé en Bretagne, abrite une imposante croix calvaire en granit datée du XVe siècle. Ce monument, d’une hauteur de cinq mètres, se distingue par sa base quadrangulaire ornée de quatre scènes majeures de la passion du Christ : la descente de croix, Jésus au tombeau, la résurrection et la descente aux enfers. Ces représentations, typiques de l’iconographie religieuse médiévale, illustrent la dévotion et l’artisanat local de l’époque.
Le fût monolithe octogonal de la croix est décoré de motifs végétaux, tels que des guirlandes et des feuilles recourbées, reflétant l’influence des styles gothiques tardifs. À sa base, sous des frontons sculptés, figurent Sainte-Catherine d'Alexandrie avec sa roue, un saint présumé être Saint-Paterne, ainsi que deux autres saints non identifiés. Le chapiteau, orné de cœurs enflammés, supporte un quatrefeuille terminal où sont représentés, d’un côté, le Christ en croix encadré par Saint-Jean et la Vierge, et de l’autre, une Pietà accompagnée de deux orants.
Classée Monument Historique par arrêté du 25 janvier 1929, cette croix-calvaire (référence cadastrale BZ 74) est aujourd’hui propriété de la commune de Vannes. Son emplacement, signalé à l’adresse approximative de la Rue des Chanoines, en fait un élément patrimonial accessible, bien que sa localisation précise soit jugée médiocre (note de 5/10). Ce monument, en plus de sa valeur artistique, témoigne des pratiques religieuses et funéraires en Bretagne à la fin du Moyen Âge.
La croix, par ses détails sculptés et sa symbolique, servait probablement de point de rassemblement pour les cérémonies religieuses et les processions. Les représentations des saints, comme Sainte-Catherine, souvent associée à la sagesse et au martyre, ou Saint-Paterne, évangélisateur légendaire de la région, renforcent le lien entre ce monument et l’histoire locale. L’autel situé devant le piédestal suggère également un usage liturgique, peut-être pour des messes en plein air ou des commémorations.
Les sources disponibles, notamment la base Mérimée et Monumentum, confirment l’importance patrimoniale de cette croix, tout en soulignant son état de conservation et son accessibilité. La licence Creative Commons associée à la photo de GO69 permet une diffusion large de son image, contribuant à sa notoriété. Ce monument, bien que discret, reste un exemple remarquable de l’art funéraire breton du XVe siècle.