Fondation du cimetière 1635 (≈ 1635)
Créé par Belin d'Esnanbuc, premier cimetière de l'île.
1640
Arrivée des Jésuites
Arrivée des Jésuites 1640 (≈ 1640)
Influence religieuse sur le cimetière et la chapelle.
8 mai 1902
Éruption de la Montagne Pelée
Éruption de la Montagne Pelée 8 mai 1902 (≈ 1902)
Destruction de Saint-Pierre et du cimetière.
1970
Début des travaux de dégagement
Début des travaux de dégagement 1970 (≈ 1970)
Première restauration des tombes et de la chapelle.
12 décembre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle des ruines du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines (cad. D 36) : classement par arrêté du 12 décembre 1996
Personnages clés
Belin d'Esnanbuc - Fondateur du cimetière
Créa le cimetière en 1635.
Jésuites - Ordre religieux
Installés en 1640, marquèrent le site.
E. Poncelet - Expert en patrimoine
Étudia la chapelle en 1996.
Origine et histoire
Le cimetière du Fort, situé à Saint-Pierre en Martinique, fut fondé en 1635 par Belin d'Esnanbuc, ce qui en fait le plus ancien cimetière de l'île. Il porte l’empreinte des Jésuites, installés en 1640, et abrite les sépultures des premiers gouverneurs. La chapelle centrale, aujourd’hui en ruine, est considérée comme le premier établissement religieux construit par les Français lors de leur arrivée en 1635. Le cimetière s’étendait initialement autour de cette chapelle, avant une extension majeure vers le nord en 1841, sur les terres de l’habitation Perrinelle.
L’éruption de la Montagne Pelée le 8 mai 1902 a ravagé Saint-Pierre, réduisant le cimetière à un état de ruines envahies par la végétation. Aucune partie visible ne subsiste aujourd’hui, à l’exception des vestiges de la chapelle et des tombes alignées ou dispersées. Ces dernières, datées principalement du XIXe siècle, présentent des ornements variés, comme des bordures en pierre de taille ou des motifs en damier. La chapelle, de style classique, comportait une nef rectangulaire, un autel encore identifiable, et un portail à pilastres, aujourd’hui en partie détruit.
Des travaux de dégagement ont débuté en 1970, suivis d’une intervention archéologique en 1992. Classé Monument Historique en 1996, le site conserve un caractère symbolique majeur, lié à la colonisation française et à la mémoire des premiers colons. Malgré son état de délabrement, il témoigne de l’histoire religieuse et funéraire de la Martinique, depuis sa fondation jusqu’à la catastrophe de 1902.
À l’origine, Saint-Pierre comptait trois cimetières : celui du Mouillage, le cimetière militaire et le cimetière du Fort, ce dernier étant le plus ancien. La chapelle, bien que ruinée, reste un vestige clé de l’architecture religieuse primitive de l’île. Les tombes, organisées en alignements ou de manière dispersée, reflètent les pratiques funéraires des XVIIe et XIXe siècles, mêlant influences européennes et adaptations locales.
Le site, propriété de la commune, est aujourd’hui un lieu de mémoire, où les ruines rappellent à la fois la violence de l’éruption de 1902 et la richesse historique de Saint-Pierre, autrefois surnommée le « Petit Paris des Antilles ». Son classement en 1996 a permis de préserver les vestiges, bien que leur accessibilité reste limitée en raison de l’état du terrain et de la végétation envahissante.