Traité de Nimègue 1678 (≈ 1678)
Annexion de Longwy à la France.
1679-1690
Construction par Vauban
Construction par Vauban 1679-1690 (≈ 1685)
Création de la ville neuve fortifiée.
1730-1751
Ajout des lunettes
Ajout des lunettes 1730-1751 (≈ 1741)
Renforcement des ouvrages extérieurs.
1921-1958
Démantèlements partiels
Démantèlements partiels 1921-1958 (≈ 1940)
Destruction fronts nord et ouest.
1914 et 1944
Bombardements
Bombardements 1914 et 1944 (≈ 1944)
Dégâts sur la porte de Bourgogne.
7 juillet 2008
Classement UNESCO
Classement UNESCO 7 juillet 2008 (≈ 2008)
Intégration au réseau Vauban.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La Porte de France, de l'enceinte de Longwy-Haut (cantonnée de deux piles à panneaux sculptés que surmontent des trophées ; le tympan au-dessus de la baie décorée d'un écusson mutilé qu'accompagnent des faisceaux d'étendards) : classement par arrêté du 20 août 1913 - Le bastion numéro 6 (du château) et sa courtine, la demi-lune numéro 7 de la porte de France ; le bastion numéro 1 (du Bourg) et sa courtine, la demi-lune numéro 8 du Précipice ; le bastion numéro 2 (Notre-Dame) et sa courtine, la demi-lune numéro 12 ; le bastion numéro 3 de Saint-Martin ; l'ouvrage à Cornes et ses deux demi-bastions numéros 9 et 10 ; la demi-lune numéro 11 de l'ouvrage à cornes et la lunette numéro 35 (ouvrages et terrains de limites sur le plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 3 octobre 1933
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Concepteur de la citadelle.
Louis XIV - Roi de France
Commanditaire de la forteresse.
Choisy - Collaborateur de Vauban
Participation à la construction.
Origine et histoire
La citadelle de Longwy fut construite entre 1679 et 1690 sur ordre du roi de France, après l’annexion de la ville par le traité de Nimègue (1678). Confié à Sébastien Le Prestre de Vauban et Choisy, le projet impliqua la destruction du vieux château lorrain et de Longwy-Haut pour ériger une ville neuve fortifiée sur un plateau dominant la vallée de la Chiers. Organisée en quadrilatères autour d’une place centrale, la forteresse hexagonale intégrait une église, un arsenal, onze casernes et cinq puits, avec deux portes d’accès : la porte de Bourgogne (détruite en 1914) et la porte de France (classée en 1913).
La citadelle subit des dommages lors des bombardements de 1914 et 1944, mais plus de la moitié de ses remparts et bastions (château, du Bourg, Notre-Dame, Saint-Martin) restent intacts aujourd’hui. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008 comme œuvre majeure de Vauban, elle conserve des éléments défensifs ajoutés entre 1730 et 1884, tels que les lunettes de Bourgogne et de France, ou des casemates. Des modifications ultérieures (1822-1958) altérèrent partiellement son tracé, notamment la destruction de l’ouvrage à corne (1958) et le percement de routes dans les bastions.
À l’origine, la forteresse répondait à un besoin stratégique : contrôler la frontière nord du royaume après la guerre de Hollande. Vauban y appliqua ses principes d’architecture militaire offensive/défensive, avec des ouvrages en étoile et des demi-lunes. Le site abrite aujourd’hui le musée des émaux de Longwy, installé dans l’ancienne boulangerie militaire, témoignant du patrimoine artisanal local. Les bâtiments d’origine (hôtel de ville, casernes, puits central) illustrent encore l’organisation urbaine conçue pour une garnison autarcique.
Les fronts nord et ouest furent démantelés au XXe siècle pour l’expansion urbaine, mais les fronts est et sud, ainsi que la porte de France (restaurée en 1859), restent emblématiques. Les vestiges classés en 1933 (bastions, courtines, ouvrage à Cornes) soulignent l’ingéniosité du système défensif, conçu pour résister aux sièges. La redoute du vieux château (1789-1792) et les renforcements de 1827 reflètent les adaptations continues face aux évolutions militaires.
Longwy, ville lorraine historiquement disputée entre ducs et rois de France, devint sous Louis XIV un verrou territorial grâce à cette citadelle. Son plan hexagonal, ses onze casernes et son arsenal en firent un modèle de place forte de plaine, distinct des citadelles de montagne. Les destructions partielles (1921-1954) n’ont pas altéré son statut de joyau du patrimoine vaubanien, aujourd’hui ouvert au public et valorisé pour son histoire militaire et son architecture unique.
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