Frise chronologique
XIIIe siècle
Apogée du prieuré
Apogée du prieuré
XIIIe siècle (≈ 1350)
Jusqu'à douze membres présents.
1453
Fin de l'occupation anglaise
Fin de l'occupation anglaise
1453 (≈ 1453)
Charles VII reprend Chalais.
1569
Dévastation protestante
Dévastation protestante
1569 (≈ 1569)
Prieuré ruiné pendant les guerres.
17 mai 1629
Fondation du couvent
Fondation du couvent
17 mai 1629 (≈ 1629)
Cession aux ermites de Saint-Augustin.
1850
Fin de l'usage gendarmerie
Fin de l'usage gendarmerie
1850 (≈ 1850)
Bâtiment libéré après la Révolution.
1869
Restauration du cloître
Restauration du cloître
1869 (≈ 1869)
Travaux conjoints avec l'église.
1991
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1991 (≈ 1991)
Protection des bâtiments et galeries.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments du cloître, ainsi que l'aire intérieure et les galeries (cad. C 27) : inscription par arrêté du 29 août 1991
Personnages clés
| Françoise de Montluc - Dame de Chalais et bienfaitrice |
Fonda le couvent en 1629. |
| Daniel Talleyrand - Comte de Chalais |
Époux de Françoise de Montluc. |
| Hélie Roger Louis Talleyrand - Propriétaire et donateur |
Légua le cloître en 1879. |
| Charles VII - Roi de France |
Reprit Chalais en 1453. |
Origine et histoire
Le cloître de Chalais, situé dans le sud de la Charente, dépendait initialement de l'église paroissiale Saint-Martial. Fondé par l'abbaye Saint-Martial de Limoges, ce prieuré fut d'abord régulier, puis conventuel, comptant jusqu'à douze membres au XIIIe siècle. La conventualité cessa au XVe siècle, après la reprise de Chalais par Charles VII en 1453, marquant la fin de l'occupation anglaise.
En 1569, le prieuré fut dévasté par les protestants durant les guerres de religion. En 1629, il fut cédé aux moines de l'ordre de Saint-Augustin, grâce à Françoise de Montluc, veuve de Daniel Talleyrand, comte de Chalais. Celle-ci leur offrit un logis et une rente en échange de leur engagement à administrer les sacrements, prêcher et instruire les jeunes. Ce soutien permit la fondation d'un couvent.
Après la Révolution, le bâtiment servit de gendarmerie jusqu'en 1850. Le cloître et l'église furent restaurés vers 1869. En 1879, Hélie Roger Louis Talleyrand le légua à l'hospice de Chalais, devenant ensuite une maison de retraite gérée par la mairie depuis 1984. Inscrit aux monuments historiques en 1991, il illustre l'architecture religieuse du XVIIe siècle, avec ses galeries à arcatures et sa balustrade de pierre.
Architecturalement, le cloître forme un carré autour de l'église Saint-Martial, avec une abside ajoutée au XIXe siècle. Les arcatures en plein cintre, ornées de bossages, ferment la galerie basse, tandis qu'une galerie haute, ouverte et dotée de piliers carrés, soutient la toiture. Ce monument reflète les transformations religieuses et sociales de la région, de l'Ancien Régime à nos jours.