Cloître de Chalais en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cloître

Cloître de Chalais

  • 39 Rue du Château
  • 16210 Chalais
Cloître de Chalais
Cloître de Chalais
Cloître de Chalais
Crédit photo : JLPC - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public communal

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Apogée du prieuré
1453
Fin de la conventualité
1569
Destruction du prieuré
17 mai 1629
Fondation du couvent
1869
Restauration du cloître
1991
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiments du cloître, ainsi que l'aire intérieure et les galeries (cad. C 27) : inscription par arrêté du 29 août 1991

Personnages clés

Charles VII Roi de France qui reprit Chalais aux Anglais en 1453.
Françoise de Montluc Fonda un couvent et le donna aux moines de Saint-Augustin en 1629.
Hélie Roger Louis Talleyrand Légua le cloître à l'hospice de Chalais en 1879.

Origine et histoire du Cloître

Le cloître de Chalais, adossé à l'église paroissiale Saint‑Martial, se situe en haut du bourg de Chalais, dans le sud de la Charente. Il s'organise en carré autour de l'église ; seule l'abside, ajoutée au XIXe siècle, vient interrompre ses arcatures. Les galeries basses sont fermées par des arcatures en plein cintre, à bossages, sur chaque côté du carré. Une galerie haute et ouverte, entourée d'une balustrade en pierre, s'appuie sur des piliers carrés alignés au‑dessus des piliers du rez‑de‑chaussée et soutient la toiture. Le prieuré de Chalais dépendait de l'abbaye Saint‑Martial de Limoges : il était régulier à l'origine, puis conventuel, et compta jusqu'à douze membres au XIIIe siècle. La conventualité a cessé au XVe siècle, à l'époque où Charles VII reprit Chalais aux Anglais en 1453. Le prieuré fut ruiné en 1569. Le 17 mai 1629, dame Françoise de Montluc, veuve de Daniel Talleyrand, fonda un couvent et donna aux moines de l'ordre de Saint‑Augustin une habitation, un logis prieural et une rente ; ceux‑ci devaient administrer les sacrements, prêcher dans les paroisses et instruire les jeunes. Après la Révolution, une partie des bâtiments fut affectée à la gendarmerie, qui l'occupa jusqu'en 1850. L'église et le cloître furent restaurés vers 1869. En 1879 le cloître fut légué à l'hospice de Chalais par Hélie Roger Louis Talleyrand ; il devint une maison de retraite gérée depuis 1984 par la mairie de Chalais. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1991.

Liens externes