Frise chronologique
1343
Testament de Gaston X de Foix
Testament de Gaston X de Foix
1343 (≈ 1343)
Première mention écrite de Notre-Dame de Sarrance.
1345
Installation des Prémontrés
Installation des Prémontrés
1345 (≈ 1345)
Légat de Gaston X accepté par l’ordre.
1569
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1569 (≈ 1569)
Église et cloître ravagés, hôpital transformé.
1609
Restauration majeure
Restauration majeure
1609 (≈ 1609)
Travaux post-incendie, sauf l’hôpital.
1692
Date portée sur pignon
Date portée sur pignon
1692 (≈ 1692)
Marque des travaux du XVIIe siècle.
XIXe siècle (2e moitié)
Restaurations post-révolution
Restaurations post-révolution
XIXe siècle (2e moitié) (≈ 1865)
Couverture, clocher, voûtes et vitraux refaits.
2016
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2016 (≈ 2016)
Protection de l’église et des bâtiments monastiques.
2018
Inscription du chemin de croix
Inscription du chemin de croix
2018 (≈ 2018)
Protection des éléments du XXe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments suivants du monastère et des aménagements du pèlerinage qui lui est lié : l’église en totalité (cad. AB 22) ; les bâtiments monastiques avec le cloître, y compris l’aile en retour ouest (fermant au sud la place de l’Église), en totalité (cad. AB 21) ; la chapelle « ouest » en totalité (cad. AB 11) ; la chapelle Notre-Dame-de-la-Pierre en totalité (cad. AB 30) ; la chapelle Sainte-Anne dite d’Uzein en totalité (cad. A 276) ; la croix votive s’élevant sur la place de l’Église ; la fontaine de la source miraculeuse, adossée à un mur de terrasse situé entre les parcelles 29 et 30 de la section AB, sur le domaine public non cadastré ; l’ancien hôpital, pour ses façades et toitures (cad. AB 12, 13) : classement par arrêté du 16 mars 2016 ; Le chemin de croix du XXe siècle du monastère de Sarrance, composé des éléments suivants : la chapelle de la Madeleine servant de passage, en totalité, les croix des stations et leurs emmarchements, le calvaire avec le Christ en croix, la Vierge, Saint-Jean et deux anges, ainsi que la plate-forme terrassée, et la chapelle Notre-Dame de la Paix, en totalité, situés sur les parcelles n°347, 348, 380, 749, 751, figurant au cadastre section AB : inscription par arrêté du 11 janvier 2018.
Personnages clés
| Gaston X, comte de Foix - Mécène et donateur |
Lègue des biens à Sarrance en 1343. |
| Antoine Lusson - Maître-verrier |
Auteur des vitraux (à partir de 1863). |
| Henri Feur - Maître-verrier |
Vitraux postérieurs à 1875. |
| Bertrand Bernard - Peintre |
Peintures murales datées de 1866. |
Origine et histoire
Le cloître de l'église de Sarrance fait partie d’un ensemble monastique construit aux XVIIe et XVIIIe siècles par des religieux de l’ordre de Prémontré. Il s’inscrit dans un lieu de pèlerinage dédié à une Vierge d’origine médiévale, déjà vénérée au XIVe siècle, comme en témoigne le testament de Gaston X, comte de Foix (1343). Les Prémontrés s’y établissent vers 1345, fondant un couvent et un hôpital. L’ensemble, ravagé par un incendie en 1569, est restauré en 1609, puis à nouveau au XIXe siècle après les destructions révolutionnaires. Seule l’abside romane du XIe ou XIIe siècle subsiste des constructions médiévales.
Le cloître, organisé autour d’une cour rectangulaire à galeries, prolonge l’église et les bâtiments conventuels. Il encadre une place publique avec, à gauche, l’église précédée de son clocher. Les arcades, ornées de moulures, datent majoritairement des XVIIe et XVIIIe siècles, bien que des vestiges plus anciens aient été mis au jour dans l’angle sud-ouest. Le site, vendus comme bien national pendant la Révolution, est restauré au XIXe siècle : couverture, voûtes, porche, et vitraux signés Antoine Lusson (1863) et Henri Feur (après 1875).
Sanctuaire majeur du Moyen Âge sur le chemin de Compostelle, Sarrance attire les pèlerins pour sa Vierge miraculeuse. Les Prémontrés, chargés du culte, embellissent le monastère avant sa destruction partielle. Au XXe siècle, un chemin de croix et des chapelles (comme Notre-Dame-de-la-Paix) sont ajoutés, complétant l’ensemble classé Monument Historique en 2016 et 2018. Aujourd’hui, l’église sert de paroisse sous le vocable Notre-Dame, tandis que les anciens bâtiments conventuels mêlent propriété communale et privée.
L’histoire du site remonte à une petite église romane (XIe–XIIe siècle), dont seule l’abside persiste. Le culte marial, attesté dès 1343, se structure avec l’arrivée des Prémontrés, qui transforment le lieu en un pôle religieux et hospitalier. L’hôpital, devenu auberge après 1569, perdure comme témoin de cette vocation accueillante. Les peintures de Bertrand Bernard (1866) et les restaurations du XIXe siècle soulignent la volonté de préserver ce patrimoine, lié à la dévotion locale et au passage des pèlerins.