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Cloître de la cathédrale de Châlons-en-Champagne dans la Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cloître

Cloître de la cathédrale de Châlons-en-Champagne

    16 Rue des Juifs
    51000 Châlons-en-Champagne
Propriété privée
Cloître de la cathédrale de Châlons-en-Champagne
Cloître de la cathédrale de Châlons-en-Champagne
Crédit photo : Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1200
1300
1900
2000
859
Première mention du quartier
juillet 1255
Décision de clôture
décembre 1255
Achèvement des portes
1993
Protection du portail
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail de l'ancienne enceinte canoniale (porte proprement dite, poutre, murs latéraux du passage, consoles, poutres transversales) et maison qui le surmonte (façades et toitures) (cad. BE 60, 63) : inscription par arrêté du 1er juin 1993

Personnages clés

Pierre de Hans - Évêque de Châlons Initiateur de la clôture en 1255.
Saint Louis - Roi de France Autorisa la clôture du cloître.
Vidame de Châlons - Seigneur local Fractura une porte en 1255.

Origine et histoire

Le cloître de la cathédrale de Châlons-en-Champagne trouve ses premières mentions dans un diplôme de 859, mais sa clôture fut décidée en juillet 1255 par l’évêque Pierre de Hans, qui en demanda l’autorisation à saint Louis. Six portes furent érigées pour fermer le quartier canonial, achevées en décembre 1255. Un conflit éclata cette même année entre le chapitre et le vidame, ce dernier ayant fracturé une porte pour accéder à sa résidence dans l’enceinte. La porte Imare (ou porte des Lormiers), seule survivante des six, fut préservée car elle supportait une maison enjambant la rue, sans gêner la circulation.

La porte Imare se distingue par son arc segmentaire surbaissé en calcaire de Savonnières, ses piédroits dépourvus de décor, et son mur en blocs de craie. Les traces des tourillons et entailles des vantaux y sont encore visibles. La maison adjacente, postérieure à la porte, utilise des moulures d’aisseliers typiques des XVIIe–XIXe siècles. Le quartier, initialement réservé aux chanoines, illustre les tensions médiévales entre pouvoir ecclésiastique (le chapitre) et seigneurial (le vidame), ainsi que l’évolution urbaine autour des édifices religieux.

L’élément protégé depuis 1993 comprend le portail de l’enceinte canoniale (porte, poutre, murs latéraux, consoles) et la maison le surmontant (façades et toitures). Son état actuel reflète à la fois son usage médiéval de clôture sacrée et ses adaptations ultérieures, comme le passage couvert intégré à une habitation. La localisation approximative (9 rue des Juifs) et la précision cartographique jugée a priori satisfaisante (note 6/10) soulignent son ancrage dans le centre historique de Châlons-en-Champagne.

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