Cloître Saint-Saturnin de Blois dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cloître

Cloître Saint-Saturnin de Blois

  • 3-25 Rue Munier
  • 41000 Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Cloître Saint-Saturnin de Blois
Crédit photo : EspéParadis - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1515-1516
Acquisition du terrain
Début du XVIe siècle
Construction des galeries
1886
Classement historique
1923
Publication et acquisition
1934
Restauration et musée
1940
Sauvetage des pièces
1980
Déplacement du puits
2023-2026
Restauration complète
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Cloître Saint-Saturnin dans l'hospice du faubourg de Vienne (cad. DH 180) : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Personnages clés

François Ier Roi de France sous le règne duquel le cloître a été construit.
Frédéric Lesueur Médecin ayant publié un ouvrage sur le cloître et poussé à sa restauration.

Origine et histoire du Cloître Saint-Saturnin

L'aître Saint-Saturnin, appelé aussi cloître, est situé dans le quartier Vienne de Blois, à proximité de l'église Saint-Saturnin ; cet ancien cimetière est aujourd'hui un musée lapidaire municipal. Le terrain fut acquis en deux temps par les marguilliers entre août 1515 et 1516 pour agrandir l'ancien cimetière au sud de l'église. Le style des chapiteaux de la galerie sud, et notamment la salamandre sculptée sur l'un d'eux, indique une construction au tout début du règne de François Ier. À l'origine, l'aître se présentait comme un jardin entouré de galeries où les corps étaient déposés pour se décomposer avant que les ossements ne soient placés sous les arcades : les galeries remplissaient alors la fonction de charniers et d'ossuaires. Désaffecté pendant la Révolution, le site devient propriété de l'hôpital général de Vienne qui y installe une buanderie, utilise le jardin pour le séchage du linge, un bassin sous une galerie pour le lavage et une autre galerie pour l'entreposage. Le bâtiment est classé monument historique en 1886. En 1923, le docteur Frédéric Lesueur publie un ouvrage soulignant la valeur architecturale du lieu et pousse la municipalité à l'acquérir ; la restauration et l'aménagement pour accueillir le musée lapidaire interviennent en 1934. Après les bombardements de juin 1940, le docteur Lesueur rassemble au dépôt lapidaire de Saint-Saturnin de nombreuses pièces récupérées parmi les décombres. En 1980, le puits qui se trouvait au centre de l'espace est déplacé dans l'ancienne cour du couvent des Jacobins, transformée en jardin. Le musée conserve aujourd'hui près de 550 fragments et éléments architecturaux. Vu du ciel, l'ensemble forme un jardin quadrangulaire presque régulier entouré de galeries couvertes dont les largeurs varient, la charpente ayant été adaptée pour donner une impression de régularité. Contrairement à la plupart des aîtres, celui de Blois ne présente pas d'étage : les galeries semblent avoir servi à entreposer directement les ossements. L'espace central n'a pas fait l'objet de fouilles archéologiques. La restauration complète du monument a été annoncée en 2023 et devrait s'achever en 2026 ; le site est actuellement en cours de rénovation. Des visites sont ponctuellement proposées par la ville de Blois et par l'association des Amis du Vieux Blois.

Liens externes