Acquisition du terrain 1515-1516 (≈ 1516)
Les marguilliers acquièrent le terrain pour agrandir le cimetière.
Début du XVIe siècle
Construction des galeries
Construction des galeries Début du XVIe siècle (≈ 1604)
Construction des galeries sud avec des chapiteaux sculptés sous François Ier.
1886
Classement historique
Classement historique 1886 (≈ 1886)
Le cloître est classé monument historique.
1923
Publication et acquisition
Publication et acquisition 1923 (≈ 1923)
Publication de l'ouvrage du docteur Lesueur et acquisition par la municipalité.
1934
Restauration et musée
Restauration et musée 1934 (≈ 1934)
Restauration et aménagement pour accueillir le musée lapidaire.
1940
Sauvetage des pièces
Sauvetage des pièces 1940 (≈ 1940)
Le docteur Lesueur rassemble des pièces architecturales après les bombardements.
1980
Déplacement du puits
Déplacement du puits 1980 (≈ 1980)
Le puits central est déplacé dans l'ancienne cour des Jacobins.
2023-2026
Restauration complète
Restauration complète 2023-2026 (≈ 2025)
Restauration complète du monument annoncée et en cours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cloître Saint-Saturnin dans l'hospice du faubourg de Vienne (cad. DH 180) : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
François Ier
Roi de France sous le règne duquel le cloître a été construit.
Frédéric Lesueur
Médecin ayant publié un ouvrage sur le cloître et poussé à sa restauration.
Origine et histoire du Cloître Saint-Saturnin
L'aître Saint-Saturnin, appelé aussi cloître, est situé dans le quartier Vienne de Blois, à proximité de l'église Saint-Saturnin ; cet ancien cimetière est aujourd'hui un musée lapidaire municipal. Le terrain fut acquis en deux temps par les marguilliers entre août 1515 et 1516 pour agrandir l'ancien cimetière au sud de l'église. Le style des chapiteaux de la galerie sud, et notamment la salamandre sculptée sur l'un d'eux, indique une construction au tout début du règne de François Ier. À l'origine, l'aître se présentait comme un jardin entouré de galeries où les corps étaient déposés pour se décomposer avant que les ossements ne soient placés sous les arcades : les galeries remplissaient alors la fonction de charniers et d'ossuaires. Désaffecté pendant la Révolution, le site devient propriété de l'hôpital général de Vienne qui y installe une buanderie, utilise le jardin pour le séchage du linge, un bassin sous une galerie pour le lavage et une autre galerie pour l'entreposage. Le bâtiment est classé monument historique en 1886. En 1923, le docteur Frédéric Lesueur publie un ouvrage soulignant la valeur architecturale du lieu et pousse la municipalité à l'acquérir ; la restauration et l'aménagement pour accueillir le musée lapidaire interviennent en 1934. Après les bombardements de juin 1940, le docteur Lesueur rassemble au dépôt lapidaire de Saint-Saturnin de nombreuses pièces récupérées parmi les décombres. En 1980, le puits qui se trouvait au centre de l'espace est déplacé dans l'ancienne cour du couvent des Jacobins, transformée en jardin. Le musée conserve aujourd'hui près de 550 fragments et éléments architecturaux. Vu du ciel, l'ensemble forme un jardin quadrangulaire presque régulier entouré de galeries couvertes dont les largeurs varient, la charpente ayant été adaptée pour donner une impression de régularité. Contrairement à la plupart des aîtres, celui de Blois ne présente pas d'étage : les galeries semblent avoir servi à entreposer directement les ossements. L'espace central n'a pas fait l'objet de fouilles archéologiques. La restauration complète du monument a été annoncée en 2023 et devrait s'achever en 2026 ; le site est actuellement en cours de rénovation. Des visites sont ponctuellement proposées par la ville de Blois et par l'association des Amis du Vieux Blois.