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Collégiale de Bédouès en Lozère

Collégiale de Bédouès

    3 Rue de la Collégiale
    48400 Bédouès-Cocurès
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Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1310
Naissance de Guillaume de Grimoard
1362
Élection d'Urbain V
décembre 1363
Bulle pontificale de fondation
1365
Arrivée des premiers chanoines
1580
Prise par Matthieu Merle
1854
Restauration du père Couderc
XIXe siècle
Restauration par l’évêché
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Urbain V (Guillaume de Grimoard) - Pape (1362–1370) Commanditaire de la collégiale pour ses parents.
Guillaume de Grimoard (père) - Seigneur de Bellegarde Père d’Urbain V, enterré dans la collégiale.
Amphélyse de Sabran - Dame de Montferrand Mère d’Urbain V, enterrée dans la collégiale.
Matthieu Merle - Capitaine huguenot A pris et détruisit partiellement la collégiale.
Père Couderc - Restaurateur (XIXe siècle) Rétablit les dimensions originales en 1854.

Origine et histoire

La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption de Bédouès, située dans la haute vallée du Tarn en Lozère, fut édifiée au XIVe siècle à l’initiative du pape Urbain V. Ce dernier, né Guillaume de Grimoard en Gévaudan en 1310, devint pape en 1362 après la mort d'Innocent VI. En décembre 1363, il ordonna par une bulle pontificale la construction de cette collégiale pour y installer le tombeau de ses parents, sur un promontoire dominant le Tarn. Six chanoines, un diacre et un sous-diacre furent désignés pour y célébrer l’office dès 1365.

La collégiale, construite en schiste, adopta une forme de croix latine et fut rapidement fortifiée avec quatre tours et une muraille, offrant un refuge aux habitants en cas de conflit. En 1580, pendant les guerres de Religion, le capitaine huguenot Matthieu Merle s’en empara, massacrant les chanoines et détruisant une partie du bâtiment. Après la paix, elle fut reconstruite, mais subit de nouvelles dégradations lors de la Révolution française.

Au XIXe siècle, l’évêché entreprit des réparations, et en 1854, le père Couderc rétablit ses dimensions originales en croix latine. L’ensemble se composait de deux parties distinctes : l’église dédiée à la Vierge Marie et la maison des chanoines. L’extérieur, sobre, arbore les armoiries d’Urbain V, tandis que l’intérieur est richement décoré. Les destructions de Merle avaient réduit sa taille à une croix grecque, avant sa restauration définitive.

Les armoiries papales, visibles sur le tympan, rappellent l’origine de sa fondation : De gueules, au chef émanché de quatre pièces d’or, symbole de la famille de Grimoard enrichi des clés pontificales. Ce monument, à la fois religieux et défensif, illustre l’influence d’Urbain V dans sa région natale et les tumultes historiques qu’elle a traversés.

Liens externes