Frise chronologique
1521
Construction du jubé
Construction du jubé
1521 (≈ 1521)
Œuvre des frères Thomas et Jacques Guyon
1777
Réalisation de la chaire
Réalisation de la chaire
1777 (≈ 1777)
Par le menuisier Jacques Prudhon
1972
Classement monument historique
Classement monument historique
1972 (≈ 1972)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
| Thomas Guyon - Sculpteur |
Auteur du jubé avec son frère |
| Jacques Guyon - Sculpteur |
Co-auteur du jubé de 1521 |
| Jacques Prudhon - Menuisier |
Créateur de la chaire en 1777 |
Origine et histoire
La collégiale de l'Assomption-de-la-Vierge, située à Villemaur-sur-Vanne dans le département de l'Aube, est une église collégiale classée monument historique depuis 1972. Elle se distingue par son jubé en bois sculpté, daté de 1521 et attribué aux frères Thomas et Jacques Guyon, un élément architectural rare et précieux. L'édifice conserve également des objets mobiliers notables, dont des dalles funéraires du XIVe siècle et un lutrin en forme d'aigle du XVIe siècle.
Le mobilier de la collégiale inclut un ensemble de statues du XVIe siècle, comme une sainte Barbe en calcaire polychrome ou un groupe sculpté représentant Marie et un ange. Parmi les pièces remarquables figurent aussi une chaire à prêcher de 1777, œuvre du menuisier Jacques Prudhon, et deux plaques commémoratives en cuivre du XVIIe siècle. Malgré sa richesse patrimoniale, l'église a subi des vols, notamment de reliquaires comme celui de saint Flavit en émaux de Limoges.
Villemaur-sur-Vanne, comme beaucoup de localités de l'Aube, était un lieu de vie rurale et religieuse au Moyen Âge et à l'époque moderne. Les églises collégiales jouaient un rôle central dans la vie communautaire, servant de lieu de culte, de rassemblement et de conservation des mémoires locales. Ces édifices reflétaient souvent la prospérité et le mécénat des familles locales, comme en témoignent les dalles funéraires et plaques commémoratives présentes dans la collégiale.
L'architecture et le mobilier de la collégiale illustrent l'évolution des styles artistiques, du gothique tardif à la période classique. Le jubé de 1521, par exemple, marque la transition entre le gothique flamboyant et la Renaissance, tandis que la chaire de 1777 reflète l'artisanat du XVIIIe siècle. Ces éléments font de l'édifice un témoignage précieux de l'histoire religieuse et artistique de la région.