Construction de la borne Ier siècle (≈ 150)
Période de réalisation présumée
Début du IVe siècle (ap. J.-C.)
Dédicace à Constantin
Dédicace à Constantin Début du IVe siècle (ap. J.-C.) (≈ 404)
Après son avènement comme empereur
12 février 1892
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 février 1892 (≈ 1892)
Arrêté de protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Colonne milliaire : classement par arrêté du 12 février 1892
Personnages clés
Constantin - Empereur romain
Dédicataire de la borne honorifique
Origine et histoire
La colonne milliaire de Saint-Hippolyte, située dans les Pyrénées-Orientales, n’est pas un milliaire classique indiquant des distances, mais une borne honorifique érigée par les habitants locaux. Elle rend hommage à l’empereur Constantin, probablement peu après son avènement au début du IVe siècle, bien que sa construction remonte au Ier siècle. Son caractère honorifique suggère une volonté de flatter l’autorité impériale, peut-être pour marquer la reconnaissance envers l’entretien de la voie romaine voisine. Il est possible que le nombre de milliers de pas ait été peint sur la pierre, sans gravure permanente.
La borne est aujourd’hui conservée dans l’église de Saint-Hippolyte-de-la-Salanque, dans la commune du même nom. Elle a été classée au titre des monuments historiques en 1892, soulignant son importance patrimoniale. Son inscription dans le Corpus Inscriptionum Latinarum (CIL 17-02, 00296) atteste de son authenticité et de son intérêt archéologique. Bien que sa localisation exacte sur la voie romaine ne soit pas précisée, son lien avec l’empereur Constantin en fait un témoignage rare des pratiques locales de dévotion impériale en Gaule romaine.
Le monument illustre les stratégies des communautés provinciales pour s’attirer les faveurs du pouvoir central. À l’époque romaine, les bornes honorifiques servaient souvent à afficher la loyauté envers Rome, tout en commémorant des travaux publics comme l’entretien des routes. Dans le cas de Saint-Hippolyte, l’absence de gravure numérique distingue cette borne des milliaires traditionnels, renforçant son caractère symbolique plutôt qu’utilitaire. Son classement précoce (1892) reflète aussi l’intérêt du XIXe siècle pour les vestiges antiques, perçus comme des marqueurs de l’héritage romain en France.
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