Rachat par la commune 2022 (≈ 2022)
Projet de réhabilitation lancé (3,6 M€).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Capitaine Pouch - Chef huguenot
Transforma l’église en forteresse (guerres de Religion).
Seigneur de Losse - Commandant catholique
Reprit la commanderie assiégée.
Origine et histoire
La commanderie de Condat, souvent appelée « château de Condat », est une ancienne possession de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, implantée dans le bourg de Condat-sur-Vézère (Dordogne, Nouvelle-Aquitaine). Attestée dès 1239 sous le nom Hospitalis de Condato, elle servait à la fois de maison-forte pour le commandeur, de grange dîmière, d’hostellerie pour pèlerins et d’hôpital. C’était la plus importante commanderie du Périgord, active du XIIe au XVIIIe siècle. Son donjon, tour carrée à mâchicoulis datée du XVe siècle, est le vestige médiéval le plus marquant, accolé à un logis du XVIe siècle.
Durant les guerres de Religion (XVIe siècle), le capitaine huguenot Pouch transforma l’église en forteresse, assiégée puis reprise par le seigneur de Losse. Le site changea plusieurs fois de mains pendant ces conflits, puis durant la Fronde. Vendu comme bien national à la Révolution, une partie des locaux fut convertie en moulin et minoterie au XIXe siècle. Au XXIe siècle, les bâtiments, désaffectés et fermés au public, abritent encore une église paroissiale au clocher-peigne typique de la région.
Le donjon fut inscrit aux monuments historiques en 1948, suivi en 2012 par une inscription élargie couvrant le logis, la tour, les dépendances, le moulin, le four banal et les parcelles environnantes. En 2022, la commune de Condat-sur-Vézère a racheté la commanderie pour un projet de réhabilitation estimé à 3,6 millions d’euros. Son nom Condate (confluent) vient de sa position au confluent du Coly et de la Vézère, bien que le Coly ne soit plus visible aujourd’hui.
Les périodes de construction s’échelonnent du XIIe siècle (fondation probable) au milieu du XVIe siècle (restauration vers 1540), avec des éléments défensifs ajoutés aux XIVe et XVIe siècles. La commanderie dépendait de la langue de Provence au sein de l’ordre hospitalier. Après la Révolution, les douves furent comblées, et la toiture refaite en ardoise de Brive. Aujourd’hui, le site mêle ruines médiévales, bâtiments remaniés et une église toujours en activité, témoignant de près de neuf siècles d’histoire.