Demande de construction 1841 (≈ 1841)
La Commission mixte d'armement des côtes demande la construction d'un poste garde-côtes.
1847
Premier projet
Premier projet 1847 (≈ 1847)
Présentation du premier projet pour le corps de garde.
1859
Début de construction
Début de construction 1859 (≈ 1859)
Début des travaux de construction du corps de garde.
1860
Fin de construction
Fin de construction 1860 (≈ 1860)
Achèvement des travaux de construction du corps de garde.
1874
Non-conservation du poste
Non-conservation du poste 1874 (≈ 1874)
Le poste garde-côtes de Port Larron n'est pas conservé par la Commission de défense des côtes.
1889
Déclassement du poste
Déclassement du poste 1889 (≈ 1889)
Le poste est déclassé par la loi du 27 mai 1889.
1926
Remise aux Domaines
Remise aux Domaines 1926 (≈ 1926)
Le corps de garde est remis aux Domaines, suscitant des demandes d'acquisition.
1954
Achat par un particulier
Achat par un particulier 1954 (≈ 1954)
Le poste est acheté par un particulier et transformé en habitation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de garde (cad. ZL 25) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
Général Noizet
Inspecteur général du génie ayant demandé le rapprochement du corps de garde de la citerne.
Robert Desnos
Poète surréaliste ayant demandé à louer le bâtiment en 1939.
Origine et histoire
Ce corps de garde crénelé, de type 1846 n°3, est daté de 1859. L'ouvrage est défilé aux vues et aux coups du large par un masque de remblai artificiel côté mer. En 1841, la Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles demande la construction d'un poste garde-côtes comprenant un corps de garde défensif n°3 pour protéger l'aiguade de la Belle Fontaine, en remplacement de la batterie existante. Le premier projet présenté en 1847 prévoit d'implanter le corps de garde derrière l'épaulement de l'ancienne batterie, à 70 mètres à l'est de l'aiguade. En 1848, l'inspecteur général du génie en tournée à Belle-Île, le général Noizet, demande de rapprocher le corps de garde de la citerne en le plaçant dans le petit vallon immédiatement à l'ouest de celle-ci. Le registre contenant les recommandations des inspecteurs généraux ayant été momentanément égaré, le chef du génie conserve l'emplacement initial lors de la reprise des projets au début de 1857. La découverte ultérieure du document perdu entraîne la rédaction d'un contre-projet qui fixe l'emplacement définitif du corps de garde. La construction commence en 1859 et s'achève en 1860. Le poste garde-côtes de Port Larron n'est pas conservé par la Commission de défense des côtes en 1874 ; il est déclassé par la loi du 27 mai 1889 et transféré, avec l'aiguade et l'ancienne batterie, au ministère des Travaux publics le 10 juin 1891. N'étant pas utilisé par les Ponts et Chaussées, le corps de garde est remis aux Domaines en 1926, ce qui suscite des demandes d'acquisition par des particuliers. En juillet 1939, le poète surréaliste Robert Desnos demande à louer le bâtiment ; les Domaines acceptent, mais la guerre et l'Occupation empêchent la conclusion de l'opération et l'armée allemande utilise le corps de garde comme casernement. Le poste est acheté en 1954 par un particulier, puis revendu au début des années 1970 à la famille des propriétaires actuels, qui transforme le bâtiment en habitation.