Création de la Commission mixte 1841 (≈ 1841)
Demande un poste pour protéger l’aiguade.
31 juillet 1846
Circulaire du ministère de la Guerre
Circulaire du ministère de la Guerre 31 juillet 1846 (≈ 1846)
Plan-type n°3 pour les corps de garde.
11 juillet 1848
Avis du Comité des fortifications
Avis du Comité des fortifications 11 juillet 1848 (≈ 1848)
Locaux à munitions sous-dimensionnés.
1857
Contre-projet d’implantation
Contre-projet d’implantation 1857 (≈ 1857)
Emplacement définitif près de la citerne.
1859–1860
Construction du corps de garde
Construction du corps de garde 1859–1860 (≈ 1860)
Réalisé en schiste et granite.
1874
Non-conservation par la Commission
Non-conservation par la Commission 1874 (≈ 1874)
Début du processus de déclassement.
27 mai 1889
Déclassement officiel
Déclassement officiel 27 mai 1889 (≈ 1889)
Transfert imminent aux Travaux publics.
10 juin 1891
Transfert au ministère des Travaux publics
Transfert au ministère des Travaux publics 10 juin 1891 (≈ 1891)
Avec l’aiguade et l’ancienne batterie.
1926
Remise aux Domaines
Remise aux Domaines 1926 (≈ 1926)
Bâtiment inutilisé par les Ponts et Chaussées.
juillet 1939
Demande de location par Robert Desnos
Demande de location par Robert Desnos juillet 1939 (≈ 1939)
Projet interrompu par la guerre.
1954
Première vente à un particulier
Première vente à un particulier 1954 (≈ 1954)
Début de la reconversion civile.
années 1970
Transformation en habitation
Transformation en habitation années 1970 (≈ 1970)
Modifications majeures de la terrasse.
30 octobre 2000
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 30 octobre 2000 (≈ 2000)
Protection du corps de garde (cad. ZL 25).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de garde (cad. ZL 25) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
Général Noizet - Inspecteur-général du génie
Recommanda l’emplacement actuel en 1848.
Robert Desnos - Poète surréaliste
Tenta de louer le bâtiment en 1939.
Origine et histoire
Le corps de garde de Fort Larron, situé à 30 mètres au nord-ouest de l’aiguade de la Belle Fontaine au Palais (Bretagne), fut édifié entre 1859 et 1860 selon le plan-type n°3 du ministère de la Guerre (1846). Destiné à surveiller une source d’eau potable (aiguade), il se distingue par son glacis artificiel masquant la vue depuis la mer et ses murs-traverses en maçonnerie sur la terrasse, partiellement supprimés dans les années 1970. Contrairement aux batteries côtières, ses locaux à munitions furent sous-dimensionnés, sur décision du Comité des fortifications (1848). La façade sud porte l’inscription « Poste du Port Larron – 1859 », rappelant sa fonction initiale de défense et de contrôle des approches maritimes.
Son emplacement définitif, dans un vallon à l’ouest de la citerne, résulta d’un contre-projet de 1857, après la redécouverte d’un rapport égaré de l’Inspecteur-général Noizet (1848) recommandant ce positionnement. Construit en schiste local et granite continental, le bâtiment fut déclassé en 1889, puis cédé aux Domaines en 1926. Bien que le poète Robert Desnos ait tenté de le louer en 1939, l’Occupation allemande (1940–1944) en fit un casernement. Transformé en habitation privée dans les années 1970, il conserve trois de ses quatre faces d’origine, malgré des aménagements modernes (couverture de la terrasse, percements).
Le poste de Port Larron s’inscrit dans le réseau de défense côtière breton du XIXe siècle, répondant aux directives de la Commission mixte d’armement des côtes (1841). Initialement prévu pour remplacer une batterie existante, son projet évolua sous l’influence des inspecteurs du génie militaire, illustrant les adaptations stratégiques locales. Classé Monument Historique en 2000, il témoigne de l’architecture militaire standardisée de l’époque, tout en portant les traces de ses usages civils ultérieurs, depuis les tentatives de location artistique jusqu’à sa conversion résidentielle.
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